Mehdi Taremi et ses coéquipiers y ont forcément cru jusqu’au bout. Il est même fort probable qu’ils se soient vus qualifiés pour les 16es de finale de la Coupe du monde 2026 au moment où Riyad Mahrez est venu ajuster Alexander Schlager, dans la troisième minute du temps additionnel à Kansas City, pour permettre à l’Algérie de repasser devant l’Autriche, ce dimanche. Mais, au bout du suspense, Sasa Kalajdzic a surgi pour marquer d’une tête imparable et permettre aux siens d’arracher un nul renversant (3-3). Un résultat finalement bienvenu pour les Algériens et les Autrichiens, qualifiés pour le tour suivant, mais si cruel pour les Iraniens, éjectés du Mondial sur le fil en raison de ce partage des points.
En quête d’un ticket parmi les huit meilleurs troisièmes, ils échouent au neuvième rang, devancés par le Sénégal pour deux petits buts. Avec trois points au compteur, ils peuvent même se dire qu’ils affichent le même total que le Cap-Vert, directement qualifié en tant que deuxième du groupe H derrière l’Espagne.
Samedi, l’Iran avait déjà vécu un terrible ascenseur émotionnel lors de son troisième match de poules contre l’Égypte (1-1), après ses nuls courageux contre la Nouvelle-Zélande (2-2) et la Belgique (0-0). Dans les dernières minutes du temps additionnel, Shoja Khalilzadeh s’est vu refuser un but pour hors-jeu (90e+3), puis Saeid Ezatolahi a touché la barre de la tête (90e+6) sur une ultime occasion.
Une amertume qui est également politique pour la sélection iranienne, dont la participation même est restée incertaine jusqu’au coup d’envoi du tournoi en raison du conflit armé international qui l’oppose aux États-Unis et à Israël. Le capitaine Mehdi Taremi ne s’est pas privé de fustiger l’organisation après leur dernier match : « Cette Coupe du monde est un désastre. »













