« Ce sont les restes de la Belgique » : les États-Unis se projettent déjà en quart de finale de la Coupe du monde

« Ce sont les restes de la Belgique » : les États-Unis se projettent déjà en quart de finale de la Coupe du monde - Samuel Guadi

Alors qu’un potentiel huitième de finale contre les États-Unis se profile, les observateurs américains sont confiants. Pour un journaliste d’ESPN, la Belgique actuelle n’est plus que l’ombre d’elle-même, incapable de résister à l’intensité de la Team USA.

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Si la Belgique parvient à franchir l’obstacle sénégalais en seizièmes de finale, son tableau pourrait la croiser avec le pays hôte américain. Un rendez-vous que le média américain ESPN aborde avec beaucoup de certitudes et un brin de condescendance pour les Diables Rouges.

Interrogé sur ce choc à élimination directe, un journaliste d’ESPN a résumé la situation sans détour : « Une fois que vous entrez dans les matchs couperets, si vous continuez à avancer, vous allez croiser de bonnes équipes. Et la Belgique, même si elle n’est pas formidable, est assez bonne pour être un vrai défi pour les États-Unis. »

Pour autant, le souvenir du huitième de finale épique de 2014 au Brésil, où le gardien américain Tim Howard avait dû multiplier les miracles, appartient définitivement au passé selon lui : « Si l’on revient 12 ans en arrière, en 2014, où il y a eu un passif en phase à élimination directe entre les États-Unis et la Belgique – et Tim Howard avait dû faire un millier d’arrêts et tout le reste, cette version de la Belgique est loin, très loin de cette version-là. Et je pense qu’il y a certaines failles que les États-Unis peuvent exploiter. »

Le constat américain est sans appel : les Diables Rouges manquent cruellement de fraîcheur physique et de dynamisme pour rivaliser. Selon l’analyste, le rythme intense imposé par les Américains va totalement asphyxier le bloc belge : « Je ne pense pas que la Belgique va apprécier cela du tout. Je ne pense pas qu’ils vont aimer le pressing haut. Je ne pense pas qu’ils vont aimer le contre-pressing. Je ne pense pas qu’ils soient assez jeunes au milieu de terrain pour tenir le coup face à ce genre d’énergie et d’intensité. »

L’éditorialiste balaie également d’un revers de main le récent sursaut d’orgueil des Belges face à la Nouvelle-Zélande (1-5), s’exclamant : « Ouais, mais est-ce que vous les avez regardés jouer les deux premiers matchs ? Hein ? »

Pire encore, l’état de forme de Romelu Lukaku est directement et lourdement pointé du doigt, devenant le symbole parfait d’une équipe en fin de cycle : « Est-ce que vous avez vu Lukaku sur le terrain ? Hein ? Est-ce que ce gars a l’air en forme ? Eh bien, il a une forme, mais pas celle dont on a besoin. Tout ce que je suggère, c’est que la Belgique n’est plus exactement l’équipe qu’elle était autrefois. Ce sont les restes de la Belgique en ce moment. »