Grosse attaque, défense fébrile : analyse du Sénégal, futur adversaire des Diables à la Coupe du monde

Grosse attaque, défense fébrile : analyse du Sénégal, futur adversaire des Diables à la Coupe du monde - Samuel Guadi

Le Sénégal est la seule équipe de cette Coupe du monde à s’être qualifiée avec trois points après la phase de poules. Pour autant, cette équipe n’est certainement pas à prendre à la légère. Analyse.

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AFP

En 16es de finale de la Coupe du monde 2026, les Diables rouges de Rudi Garcia ont hérité du Sénégal, seule équipe à s’être qualifiée pour la phase finale avec trois points au compteur. Mais ne nous y trompons pas, le Sénégal est loin d’être un tirage facile et doit sa maigre performance en poules à un tirage compliqué qui les a vus jouer la France et la Norvège.

Danger offensif permanent

Officieusement vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations en janvier dernier, le Sénégal est assurément l’une des toutes meilleures sélections africaine et possède une sélection talentueuse. Particulièrement son attaque est en grande forme depuis le début de la compétition. Un seul but contre la France mais de nombreuses occasions, deux buts contre la Norvège et un carton 5-0 contre l’Irak. Sadio Mané n’est plus le grand joueur qu’il était avec Liverpool mais reste un excellent offensif. Nicolas Jackson, Ismaïla Sarr, Iliman Ndiaye ou encore Ibrahim Mbaye offre de nombreuses possibilités à Pape Thiaw pour organiser son attaque.

Un gros boulot attend les défenseurs des Diables, face à une équipe talentueuse et rapide, capable de rapidement se projeter vers l’avant. Les latéraux auront particulièrement fort à faire.

Pour lancer ce barrage offensif, le Sénégal peut compter sur un milieu très dense physiquement, habile ballon au pied que ce soit dans la conservation ou la projection. Lamine Camara a tendance à être le plus offensif des trois sur le terrain mais Pape Gueye et Idrissa Gueye ne sont pas en reste. Là encore, Thiaw ne manque pas d’options avec également Pape Mate Sarr, tout aussi fort dans l’entrejeu.

Il faudra également surveiller les percées offensives de Krépin Diatta, positionné plus bas dans le système sénégalais qu’en club à Monaco, mais aussi celles d’El Hadji Malick Diouf.

Fébrile en contre et face au pressing

Trois buts encaissés contre la France et trois autres contre la Norvège : le Sénégal ne semble pas très serein défensivement. Pourtant, sur le papier les Lions de la Teranga ont largement de quoi faire avec Kalidou Koulibaly et Moussa Niakhaté en tant que paire centrale, sans compter Edouard Mendy dans les cages. Si le bloc sénégalais est plutôt bien en place sur cette Coupe du monde, c’est lors des phases de jeu débridées que le bat blesse, notamment en contre-attaque. Avec une équipe capable de pousser haut en attaque, le Sénégal s’expose à des contres rapides et peut facilement se retrouver en infériorité numérique.

Koulibaly et Mendy n’ont pas été particulièrement rassurants depuis le début de la compétition avec des relances approximatives au pied et beaucoup trop de pertes de balles face au pressing adverse. Une des clés pour la Belgique sera cette capacité à presser très haut et couper les lignes de passe vers le milieu de terrain Sénégalais pour forcer les mauvaises décisions à la relance.

Le Sénégal reste une excellente nation de football qui ne doit pas être prise à la légère par les Diables rouges. Mais c’est indéniable : il y a la place.