« Je n’étais pas ravi d’être le cobaye » : Oliver Bearman revient sur son crash au Japon

« Je n’étais pas ravi d’être le cobaye » : Oliver Bearman revient sur son crash au Japon - Samuel Guadi

Lors du Grand Prix du Japon, Oliver Bearman a été la victime d’un accident terrifiant, percutant le mur à une vitesse vertigineuse alors qu’il tentait d’éviter Franco Colapinto. Le jeune britannique n’est pas content d’avoir servi de « cobaye » à la FIA.

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AFP / Paul Crock

À 21 ans, Bearman a peut-être déjà connu le crash le plus violent de sa carrière. Lancé à pleine vitesse, il a dû improviser une manœuvre d’évitement avant de finir sa course dans les protections. Un impact d’une rare violence dont il est heureusement sorti indemne. Par la suite, de nombreuses voix s’étaient élevées contre la FIA et la nouvelle réglementation, responsable d’un différentiel de vitesse trop grand dans certains virages.

« Ce n’est pas la fin du monde, mais ce n’était pas un moment que j’avais prévu. J’étais déjà à la maison lundi. Mercredi matin, j’étais dans le simulateur », a confié Bearman lors d’un entretien avec le Daily Mail. Si le physique a tenu bon, le Britannique reconnaît tout de même avoir ressenti les contrecoups de l’adrénaline une fois la pression retombée : « Quand l’adrénaline a chuté, j’ai ressenti une petite douleur à la jambe, mais c’était de courte durée. Si les courses annulées avaient eu lieu, j’aurais pu piloter sans problème. »

Oliver Bearman a souhaité mettre en avant les écarts de vitesse trop importants entre les monoplaces, sources de situations critiques : « Les pilotes ont parlé avec la FIA de ces grands écarts de vitesse qui créent des situations dangereuses, et je n’étais pas ravi d’être le cobaye. Le point positif, c’est que la FIA est ouverte à nos idées. J’ai confiance dans le fait que nous allons tout résoudre. »

Malgré cette frayeur, l’ambition du pilote Haas reste intacte. Celui qui a fait ses débuts dans l’élite sous les couleurs de Ferrari en 2024 ne cache pas son désir de retrouver un jour un baquet au sein de la Scuderia : « J’ai le sentiment d’être prêt. Si je ne disais pas ça, ce ne serait pas la peine de se rendre sur le circuit. Je suis jeune et j’ai encore des années devant moi. Je veux juste leur donner une raison de me choisir. Plus je vais vite, plus mes chances augmentent. »