F1 : voici la liste des changements majeurs qui seront appliqués dès le Grand Prix de Miami

F1 : voici la liste des changements majeurs qui seront appliqués dès le Grand Prix de Miami - Samuel Guadi

Lundi, la FIA, la Formule 1 et les écuries se sont accordées sur une série d’ajustements majeurs visant à affiner la gestion de l’énergie hybride. L’objectif affiché par les instances est de rendre les qualifications plus exigeantes et de garantir la sécurité des pilotes.

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AFP

Si la FIA et la F1 estiment que le spectacle actuel ne nécessite pas de révolution, les plaintes concernant le pilotage en « yo-yo », cette alternance brutale de boost et de ralentissement, ont été prises très au sérieux. L’enjeu est avant tout sécuritaire, car l’accident d’Oliver Bearman au Japon a mis en lumière les dangers liés aux vitesses de rapprochement excessives.

Pour y remédier, le « super clipping » passera désormais de 250 kW à un maximum de 350 kW dès le Grand Prix de Miami. Comme l’indique la fédération, « ces mesures sont conçues pour réduire les vitesses de rapprochement excessives tout en maintenant les opportunités de dépassement et les caractéristiques de performance globale. ».Cette modification permet aux pilotes de récupérer davantage d’énergie tout en restant à plein régime, offrant un profil de vitesse jugé plus « naturel » et évitant les manœuvres de ralentissement imprévisibles.

Le deuxième volet de l’accord concerne l’exercice du tour chronométré. La FIA a décidé de réduire la limite de récupération d’énergie en qualifications, la faisant passer de 8 MJ à 7 MJ. En récupérant moins d’énergie, les monoplaces disposeront de moins de puissance électrique à déployer sur un tour. Si les voitures seront mathématiquement un peu plus lentes, le pilotage redeviendra plus instinctif. La FIA souligne que « ce changement vise une durée maximale de super clipping réduite à environ 2 à 4 secondes par tour », là où elle atteignait auparavant des sommets. Au Japon, une mesure similaire avait déjà permis de réduire ce phénomène de « 10 à 6 secondes par tour à Suzuka. »

Enfin, la partie déploiement de l’énergie a également été révisée pour maintenir l’équilibre en course. Le déploiement du MGU-K reste fixé à 350 kW dans ce que la FIA appelle les « zones d’accélération clés », mais sera désormais limité à 250 kW sur les autres parties du circuit pour stabiliser les performances. De plus, la puissance supplémentaire disponible via le mode boost est désormais plafonnée à « +150 kW. » Ces ajustements marquent une volonté claire de privilégier le talent pur du pilote. La fédération martèle d’ailleurs que son but est de préserver les « opportunités de dépassement » tout en évitant les comportements erratiques des batteries.