La FIA ouverte à des changements de réglementation après l’accident de Bearman

La FIA ouverte à des changements de réglementation après l’accident de Bearman - Samuel Guadi

Alors que la FIA planifie une série de réunions techniques en avril pour ajuster le règlement 2026, Carlos Sainz tire la sonnette d’alarme. Le pilote espagnol dénonce des risques de collisions à haute vitesse liés à la nouvelle gestion de l’énergie.

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AFP

Dans un communiqué officiel, la FIA rappelle que ce cadre a été conçu avec « un certain nombre de paramètres ajustables, particulièrement en relation avec la gestion de l’énergie, qui permettent une optimisation basée sur des données réelles ». L’institution souligne qu’une phase de révision structurée est prévue après le début de saison, précisant que « des réunions sont programmées en avril pour évaluer le fonctionnement des nouveaux règlements et déterminer si des ajustements sont nécessaires ». Pour la FIA, toute modification doit résulter d’une « simulation minutieuse », rendant toute spéculation « prématurée » à ce stade.

Pourtant, cette approche méthodique se heurte à l’inquiétude immédiate des pilotes. Carlos Sainz a exprimé sa vive surprise face à la priorité accordée aux qualifications plutôt qu’à la dynamique de course : « En tant que pilotes, nous avons été extrêmement virulents sur le fait que le problème n’est pas seulement les qualifications, c’est aussi la course. » L’Espagnol insiste sur le danger des vitesses de rapprochement excessives, citant l’impact de 50G sur le crash de Bearman, soit une violence supérieure à son crash de 2015 en Russie. Selon lui, la GPDA avait déjà averti la FIA que « ce genre d’accident allait se produire » avec les règles actuelles.

L’enjeu dépasse le simple spectacle sportif pour toucher à l’intégrité physique des acteurs. Sainz redoute les conséquences de tels écarts de vitesse sur des circuits urbains comme Bakou, Singapour ou Las Vegas, où les murs ne pardonnent pas : « J’espère que cela servira d’exemple et que les instances écouteront les pilotes, et moins les équipes et les gens qui disent que la course est correcte, car la course n’est pas correcte. » La FIA assure en tout cas que « la sécurité restera toujours un élément central de sa mission. »