La rencontre entre le Racing Genk et Utrecht a débuté avec plus de 50 minutes de retard en raison de graves incidents impliquant les supporters visiteurs. Sur les 1 200 fans genkois attendus au stade Galgenwaard, seuls 300 étaient présents à l’heure initiale du coup d’envoi.
Selon les informations de HLN, des supporters radicaux de Genk ont forcé les contrôles de sécurité à l’entrée du stade, pénétrant dans la tribune visiteurs sans être fouillés. Estimant que la sécurité ne pouvait plus être garantie, la police néerlandaise est intervenue.
« À l’entrée du stade, un groupe important de supporters de Genk a forcé le contrôle de sécurité et rejoint d’autres fans dans la tribune visiteurs », a confirmé la municipalité d’Utrecht. « Ces personnes n’ont donc fait l’objet d’aucun contrôle d’identité ni d’aucune fouille, ce qui représente un risque majeur pour la sécurité. »
Les 300 supporters déjà présents ont été évacués afin d’être contrôlés, tandis que les bus transportant les autres fans n’ont pas été autorisés à accéder au stade. Les forces anti-émeutes ont procédé à une évacuation musclée du secteur visiteurs, avec usage de gaz poivre. Des jets de bière et des violences ont été signalés, touchant également des supporters ordinaires.
Les forces anti-émeutes ont alors été massivement déployées pour vider entièrement la tribune visiteurs. L’intervention a été particulièrement musclée. « Ce n’étaient pas seulement les éléments les plus radicaux qui étaient visés, mais aussi des supporters ordinaires, y compris des personnes de plus de 60 ans qui ne comprenaient pas ce qu’il se passait. C’était surréaliste », témoigne un spectateur présent sur place.
Après près de deux heures et demie d’incertitude, les autorités ont finalement décidé d’interdire l’accès au stade à l’ensemble des supporters de Genk. Le club a indiqué qu’il réagirait ultérieurement, une fois tous les faits établis.













