« Nous avons survécu à une journée de plus » : le calvaire d’Arnaud de Lie au Tour de France

« Nous avons survécu à une journée de plus » : le calvaire d’Arnaud de Lie au Tour de France - Samuel Guadi

Affaibli par les séquelles d’un virus gastrique, Arnaud de Lie a vécu une terrible étape ce dimanche. S’il s’est accroché pour franchir la ligne, ce début de Tour de France est bien loin de ce qu’il avait imaginé.

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BELGA

Après avoir dû abandonner la reconnaissance du contre-la-montre par équipes samedi (où son équipe a sombré à la 21e place, lui-même coupant la ligne avec 2 minutes 33 de retard sur son leader Lennert Van Eetvelt), Arnaud de Lie a vécu un nouveau calvaire ce dimanche. Isolé et incapable de suivre le rythme imprimé par le peloton, le Belge a été rapidement distancé quand la route s’est élevée.

Escorté par son coéquipier français Baptiste Veistroffer, De Lie a rallié l’arrivée en toute dernière position, concédant un débours abyssal de 18 minutes 25 sur le vainqueur du jour, Isaac Del Toro. À l’arrivée, le manager sportif Kurt Van De Wouwer a tenu à dédramatiser la situation au micro de VTM Nieuws : « À moins que Baptiste ne parvienne à se glisser dans l’échappée matinale, notre plan avant la course était qu’il reste en soutien aux côtés d’Arnaud, car il souffre toujours et n’est certainement pas encore à cent pour cent. »

Malgré l’ampleur du retard, l’essentiel a été sauvé pour la formation belge : « Arnaud et Baptiste sont rentrés en toute sécurité. Les délais n’ont jamais été un problème, nous avons survécu à une journée de plus. » Si le moral du sprinteur wallon était « en dessous de zéro » après son abandon lors de la reconnaissance, le staff assure que le coureur a retrouvé le sourire et la force mentale pour continuer à se battre.

Sur le plan de la santé, le staff médical se veut également rassurant : « Sur le plan médical, il n’y a aucun danger, nous ne sommes pas en train de faire des choses qui seraient mauvaises pour sa santé. Le niveau sur le Tour est simplement tellement élevé que si vous n’êtes qu’à quatre-vingt-dix pour cent à cause de la maladie, cela devient très difficile, d’autant plus avec ces conditions de chaleur extrême. J’ai vu énormément de coureurs souffrir. ».