« Reconnaître nos limites », « choc de réalité », « le Brésil à genoux » : la Seleçao est en pleine crise

« Reconnaître nos limites », « choc de réalité », « le Brésil à genoux » : la Seleçao est en pleine crise

Réduite à dix, la France a tout de même dominé le Brésil ce jeudi en match amical. Une défaite qui fait mal pour la Seleçao, bien loin de son lustre d’antan. Au lendemain du match, les médias brésiliens semblent désespérés pour la Coupe du monde.

Brésil-France, c’était l’alléchante affiche du match amical disputé ce jeudi soir sur la pelouse du Gillette Stadium de Foxborough aux États-Unis. Car sur papier, la rencontre opposait deux des plus grandes nations du football. Mais dans les faits, la victoire des Bleus (1-2), malgré l’exclusion d’Upamecano à la 55e minute a surtout mis en avant les lacunes de la Seleçao.

Il y a quelques jours, Vinicius s’était d’ailleurs montré assez pessimiste en vue de la Coupe du monde : « Je pense que nous ne sommes pas favoris en raison des résultats en qualifications. Le poids du maillot et la qualité des joueurs, dont beaucoup évoluent dans les meilleurs championnats du monde, sont là. Il ne manquait que la bonne alchimie ».

Et après cette nouvelle démonstration d’impuissance des hommes de Carlo Ancelotti, la presse brésilienne n’a pas manqué d’être piquante. « Personne n’a été pris au dépourvu », appuie le journal brésilien Globo Esporte, déjà blasé. « La victoire de la France face au Brésil jeudi dernier témoigne de sa régularité. Et reconnaître nos limites, c’est le mieux que nous puissions faire à deux mois et demi de la Coupe du monde. » UOL Esporte va dans le même sens, en parlant de cette défaite comme « un choc de réalité ».

Les différents éditorialistes du pays semblent également avoir baissé les armes. « Les différences entre les deux équipes ont été admirablement mises en évidence », analyse Alexandre Alliatti, de Globo Esporte. « Se rappeler qu’il existe des équipes supérieures à la nôtre ne peut être que bénéfique. »

Rodrigo Coutinho met également le doigt sur des problèmes qui ne sont pas récents : « L’écart de niveau entre la France et le Brésil était déjà un secret de polichinelle avant le match. La question était de savoir comment cela se traduirait sur le terrain. Cette révélation fut inquiétante pour l’équipe brésilienne, qui ne parvint pas à véritablement dominer ses adversaires, même après l’expulsion d’Upamecano dix minutes après le début de la seconde période ».

En dehors du Brésil, le contraste entre les certitudes françaises et le doute brésilien était également mis en avant. « Kylian a brillé lors d’une démonstration censée le mettre en valeur. Et confirmer que le Brésil est encore loin du niveau requis par ce maillot », a écrit le quotidien espagnol AS. « La France de Mbappé met le Brésil à genoux », clamait de son côté Marca.

À quelques mois du Mondial, les travaux semblent donc énormes pour Carlo Ancelotti, et il semble assez peu probable de voir cette Seleçao-là parmi les favoris.