« Les diffuseurs sont contents » : Didier Deschamps pas fan de la pause « fraîcheur » appliquée alors qu’il fait 13 degrés

« Les diffuseurs sont contents » : Didier Deschamps pas fan de la pause « fraîcheur » appliquée alors qu’il fait 13 degrés - Jérôme Jordens

Alors que la France s’est imposée face au Brésil en match amical, la rencontre a été utilisée pour tester les pauses « fraîcheurs » qui seront d’application lors de la Coupe du monde, alors qu’il ne faisait que 13 degrés ce jeudi soir. Et Didier Deschamps ne semble pas être partisan de cette division des matches en quart-temps.

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FRANCK FIFE / AFP

C’était une répétition générale au Gillette Stadium de Foxborough entre le Brésil et la France. À quelques mois de la Coupe du monde, la FIFA a imposé la présence des pauses « fraîcheurs », qui seront d’application durant le Mondial.

Si durant l’été, elles peuvent s’expliquer lors des fortes chaleurs, ce jeudi le thermomètre affichait 15 degrés lors de la première interruption, à la 22e minute, et 13 degrés lors de la deuxième pause, à la 67e minute, alors que les joueurs sur le banc étaient en doudoune.

Les coups de sifflet de l’arbitre américain Guido Gonzalez semblaient donc surréalistes. Et Didier Deschamps était d’ailleurs plutôt satisfait de voir ce Brésil-France servir de test, sans doute pour pouvoir adapter cette règle : « Si vous êtes dans un temps fort ou que l’adversaire est dans un temps fort, les trois minutes ça coupe tout. Ça peut aider si vous êtes moins bien, mais si vous êtes proche de faire plier l’adversaire… ».

La durée de trois minutes semble exagérée pour une pause boisson et certains se plaignent d’une américanisation à outrance du sport. Le champion du monde 1998 semble d’ailleurs pencher du côté de ceux qui voient plus ça comme une pause publicitaire qu’une réelle préoccupation de la santé des joueurs : « On s’adapte. Mais bon, les diffuseurs sont contents. Il y a un peu plus de publicité. Mais est-ce que ça plaît ? Ça change, forcément ».

Ces pauses « fraîcheurs » semblent, en effet, surtout être des pauses pour pouvoir placer de la publicité comme c’est monnaie courante aux États-Unis puisque lors du Mondial, elles se feront quelle que soit la température.