Le jour de tous les dangers : Remco Evenepoel prend-il des risques pour la suite de sa saison ?

Le jour de tous les dangers : Remco Evenepoel prend-il des risques pour la suite de sa saison ? - Tom Oliver

Victime d’une chute lors de la 3e étape du Tour de Catalogne, le Belge s’apprête à affronter une grosse étape de montagne ce vendredi, fameux « deuxième jour après une chute ».

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BELGA

Remco Evenepoel a tenu bon ce jeudi lors de la 4e étape du Tour de Catalogne, au lendemain de sa chute. Notamment touché au coude, le Belge a pu profiter d’un tracé raccourci en raison des conditions météo, évitant ainsi la principale difficulté du jour. Mais la 5e étape de ce vendredi devrait être le moment de vérité. Au programme : 3 cols de 1e catégorie et un col de 2e catégorie, avant la longue ascension finale de 16,4 kilomètres, avec une pente moyenne de 7,2 %. Le tout, alors que le double champion olympique sera dans le fameux « deuxième jour après une chute », jour souvent le plus difficile à gérer.

Il pourrait donc s’agir du jour de tous les dangers pour Remco Evenepoel, qui semblait toutefois bien tenir le coup ce jeudi. Pourquoi le deuxième jour après une chute est-il souvent plus difficile à gérer que le lendemain ? Kris Van der Mieren, médecin de la fédération belge de cyclisme, donne des explications dans les colonnes d’Het Laatste Nieuws. « Parce qu’un coureur dispose du temps de récupération nécessaire lors d’une course d’un jour ». Ce qui est plus compliqué lors d’une course par étapes : « Le lendemain, les fibres endommagées sont immédiatement sollicitées à nouveau. Dans le cas de l’étape reine de vendredi : très sollicitées. Ce n’est pas idéal, bien sûr ».

S’il force sur ses blessures ce vendredi en Catalogne, Remco Evenepoel risque-t-il de mettre en dangers la suite de sa saison, à l’approche notamment de Liège-Bastogne-Liège et même, de manière plus éloignée, du Tour de France ? « Ça dépend », avoue Van der Mieren. « S’il s’agit d’une zone relativement peu importante et sans danger, comme le coude, il n’y a pas vraiment de mal à serrer les dents et à supporter la douleur. Avec des structures ou des groupes musculaires cruciaux, c’est une autre histoire. Mais Remco est un garçon sensé, qui connaît son corps sur le bout des doigts. Et il est suivi par une équipe de pointe dotée d’une grande expertise et d’un savoir-faire considérable. Vous pouvez être sûr que, si nécessaire, ils feront preuve de prudence ».