Pour les groupes liégeois, les conditions imposées par les autorités locales rendent impossible l’exercice de leur passion. Le communiqué pointe directement du doigt les restrictions matérielles : « Nous annonçons le boycott du prochain déplacement de nos couleurs en terres anversoises. Comme à leur habitude, les autorités anversoises ont décidé d’interdire l’utilisation des tambours et des mégaphones. »
Pour les ultras, leur absence dénature totalement l’essence même du soutien qu’ils souhaitent apporter aux Rouches : « Ces instruments sont essentiels dans notre manière de supporter nos couleurs. Nous estimons qu’il n’est plus possible de le faire de manière décente dans ces conditions. »
Ce qui exacerbe la colère des Liégeois, c’est le sentiment d’avoir été floués lors de discussions institutionnelles préalables. Le communiqué évoque une réunion avec la Fédération des Supporters Belges qui laissait pourtant présager une ouverture : « Il nous avait été annoncé que ceux-ci seraient dorénavant autorisés. Ce qui semblait être un premier geste n’était finalement qu’une promesse vide. »
Les groupes signataires estiment que la confiance est rompue entre les instances et les supporters actifs : « Ce revirement de situation est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce boycott s’inscrit dans la continuité des actions de contestation du Collectif Ultras Belge depuis décembre 2025. »
Les Ultras Inferno et leurs alliés réclament notamment un changement de paradigme dans la gestion des foules et des animations : « Il serait grand temps que des gestes concrets soient posés en faveur des supporters. Le respect envers le supporter est le respect envers le football lui-même. »
Le message est clair : sans une évolution rapide des conditions d’accueil, ce type d’action pourrait devenir la norme : « D’autres boycotts pourraient suivre en l’absence d’évolution. Nous ne sommes plus disposés à accepter d’être traités comme des citoyens de seconde zone sous prétexte que nous sommes des passionnés. »













