Le directeur sportif Vincent Mannaert a programmé une évaluation à Tubize après une semaine de décompressions. Vendredi soir à Los Angeles, le principal intéressé a lui-même alimenté le flou sur son avenir : « Je ne sais pas encore si je reste. Pour le moment, il y a encore trop d’incertitudes. »
Le bilan comptable est pourtant flatteur avec seulement deux défaites en vingt rencontres et tous les objectifs contractuels validés depuis sa nomination en janvier 2025. Pourtant, en coulisses, une accumulation de griefs fragilise grandement sa position.
Selon les informations de la DH, si les joueurs apprécient le management chaleureux du Français, qui tranchait avec la rigidité de Domenico Tedesco, le contenu tactique suscite de profonds doutes. Les cadres estiment que Garcia n’est pas le profil idoine pour faire franchir un cap à la nouvelle génération. Ses compositions de départ durant le Mondial ont d’ailleurs fait grincer des dents en interne, provoquant des discussions particulièrement animées avec Vincent Mannaert.
La communication du coach, jugée parfois trop égocentrée par certains suiveurs, a également crispé l’entourage des Diables.
La gestion du quotidien au camp de base de Seattle a mis en lumière des fractures plus profondes, notamment avec le staff médical. Rudi Garcia a ainsi imposé la sélection de Zeno Debast contre l’avis des médecins, qui le savaient indisponible pour l’ensemble du tournoi. Un choix fort qui a tendu les relations avec le Sporting Portugal pour un joueur qui, au final, n’aura pas disputé la moindre minute. Habitué au fonctionnement des clubs, le technicien de 62 ans a calqué ses méthodes sur son noyau de fidèles, coupant parfois les ponts avec les autres composantes de la fédération.













