En France, L’Équipe évoque une victoire « poussive » de la Roja face à des Diables Rouges « auteurs d’une belle résistance ». Le quotidien sportif en profite pour envoyer un message à Didier Deschamps, estimant que cette Espagne « paraît moins forte que celle de 2024 et plus accessible aux Bleus. »
De l’autre côté des Pyrénées, le ton est au soulagement. Le journal Marca reconnaît que la « Belgique a réussi à déstabiliser l’Espagne, la poussant dans ses retranchements ». Les journalistes espagnols admettent que l’équipe de Luis de la Fuente a vu « sa maîtrise perturbée, mis fin à sa série de matchs sans encaisser de but et a été contrainte de jouer les dernières minutes sous une pression intense. »
Chez nous, la presse flamande oscille entre immense fierté et terrible frustration. Het Laatste Nieuws résume le scénario de la rencontre à une véritable « tragédie à Hollywood, où nos joueurs clés sont tombés les uns après les autres : Youri Tielemans, Thibaut Courtois et Kevin De Bruyne. » Le Nieuwsblad estime que les Diables sortent du tournoi « la tête haute » après une Coupe du monde « où ils n’ont cessé de s’améliorer ». Avant de conclure avec amertume : « Mais cela n’a pas suffi pour battre l’Espagne, candidate au titre mondial. Dommage, vraiment dommage. »
Au-delà des frontières des deux pays, c’est le changement de gardien qui s’affiche en une de tous les grands journaux européens, pointant du doigt la responsabilité de la jeune doublure belge. En Italie, La Gazzetta dello Sport voit dans ce match le « malheur de Rudi Garcia » et une Belgique « en deuil à la sortie sur blessure de Thibaut Courtois. » De son côté, le Corriere dello Sport enfonce le clou en affirmant que « Lammens a fait regretter Courtois » à Rudi Garcia.
Même constat en Angleterre, où le Telegraph met en avant « l’erreur de Lammens qui coûte cher à la Belgique ». Enfin, le Guardian évoque une Belgique qui « regrette la blessure coûteuse de Courtois » mais aussi « la fin d’une génération dorée. »













