Fidèle à sa réputation, Rudi Garcia assume pleinement son rôle de paratonnerre médiatique pour protéger son groupe. Pour optimiser la vie interne et la stratégie de l’équipe, le sélectionneur s’appuie notamment sur un cercle restreint de joueurs d’expérience : « J’ai un conseil des leaders que je consulte de temps en temps. […] C’est bien de les écouter, ils sont à l’entraînement et vivent les choses, mais je tranche toujours à la fin. Je dois reconnaître qu’on a des joueurs intelligents. Le capitaine Youri Tielemans en premier. »
Au-delà de son capitaine, Garcia a tenu à saluer l’altruisme de son groupe, citant en exemple Leandro Trossard, mais aussi Kevin De Bruyne, qu’il qualifie de « monument du foot ». Un statut de protecteur que le technicien assume face aux critiques : « Mon rôle, c’est de défendre mes joueurs, d’être un bouclier. Ils savent que je les défends. On ne les touche pas. »
La santé de Doku
L’un des principaux sujets de crispation autour de la sélection concernait l’utilisation et le niveau de Jérémy Doku depuis le début du tournoi. L’ailier de Manchester City, bien que titularisé à deux reprises, a semblé l’ombre de lui-même : « Ce que je peux vous dire, c’est qu’on a joué sans Jérémy les trois matches de groupe. Pourtant, il a débuté le premier et le troisième… Il volait pendant la préparation […]. Quand un joueur est sur la crête de sa forme, il est proche d’avoir un problème derrière. C’est ce qui s’est passé. »
Outre l’aspect émotionnel de la naissance de son enfant, pour laquelle le joueur a dû faire l’aller-retour en avion, c’est surtout sa santé qui a coincé. « Ce qui l’a pénalisé, c’est le fait de ne pas être totalement rétabli après l’infection respiratoire », avoue le coach, précisant que Doku était « loin d’être à son niveau de forme » contre l’Égypte mais que sa situation s’améliore enfin.
De la grinta
Pour compenser ces turbulences et équilibrer son onze, Rudi Garcia se réjouit de pouvoir compter sur la variété de son effectif. Il a notamment mis en avant le profil d’Hans Vanaken, saluant « son jeu en une touche, la possibilité de le trouver quand on veut sortir le ballon et sa fluidité ».
Enfin, sur la défense, le sélectionneur n’hésite pas à encenser Brandon Mechele : « Il met des coups de tête sur le ballon, c’est un vrai défenseur à l’ancienne et on en a besoin. On ne peut pas jouer qu’avec des beaux joueurs qui relancent. De manière générale, on a travaillé la grinta de l’équipe. » Un mélange de technicité et d’agressivité qui sera la clé pour la suite de la compétition.













