Les vérités de Cornelis après son départ de Charleroi : « Mon licenciement ? C’était un peu de la panique »

Les vérités de Cornelis après son départ de Charleroi : « Mon licenciement ? C’était un peu de la panique » - Tom Oliver

L’ancien coach des Zèbres est revenu sur son licenciement, deux semaines plus tard.

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BELGA

Hans Cornelis se livre ! L’ancien coach du Sporting de Charleroi, démis de ses fonctions il y a deux semaines après la défaite contre Westerlo, est revenu à cœur ouvert sur son licenciement dans les colonnes de Sudinfo. « Je m’occupe parce que même si c’est agréable de repasser du temps en famille, je suis quelqu’un qui n’aime pas rester à la maison. Le plus important, c’est le sentiment d’avoir fait du bon boulot. Les joueurs étaient derrière moi, le staff aussi. Je suis parti la tête haute », insiste l’ancien entraîneur du Sporting. « Je peux regarder tout le monde dans les yeux. Je ne dis pas qu’on est tous amis parce qu’il faut parfois être dur, mais en tant qu’entraîneur principal, on sait en signant qu’un contrat peut se terminer comme ça. Je pense qu’on a montré de bonnes choses. On a aussi eu de la malchance à certains moments, mais ça fait partie du football. Il y a toujours de la réflexion à avoir sur ce qu’on peut améliorer ».

Questionné ensuite sur le timing de son départ, Cornelis a déclaré qu’il s’agissait pour lui d’une décision dictée par la panique : « Pour moi, s’il fallait décider ça, c’était plutôt après Zulte. Après Westerlo, je n’ai pas compris. Pour moi, c’est un peu de la panique. Je ne réfléchis pas trop à qui a décidé sinon je vais devenir fou. Et puis je ne suis pas fâché. Je ne suis pas d’accord, mais je ne suis pas fâché. Parfois, dans la vie, il faut prendre des décisions. Mehdi Bayat m’avait appelé après le match pour parler de ce qui n’allait pas, du manque de buts marqués. J’ai dit qu’on y travaillait, mais en raccrochant, j’ai dit à ma femme que vingt minutes après, ça sonnerait de nouveau et que je serais viré. C’est ce qui s’est passé après quinze minutes. Mehdi et Pierre-Yves Hendrickx m’ont dit qu’il fallait changer quelque chose. Je n’ai pas parlé pendant plusieurs minutes. Je n’avais pas à me défendre, la décision était prise. Je n’ai pas aimé certaines choses dites ensuite en conférence de presse, mais ça fait aussi partie du football ».

Et lorsqu’on lui demande si Nicolas Frutos, récemment arrivé à Charleroi, est responsable de son éviction, voici sa réponse : « Peut-être oui. Je n’ai pas énormément parlé avec lui. Avec Mehdi, j’ai toujours eu une bonne relation, avec Fabien (Debecq) aussi. Ils sont plusieurs à décider maintenant. L’Américain (NDLR, David Helmer), je ne l’ai jamais vu, donc il ne sait pas comment je travaille. Il y a peut-être eu de la pression de là-bas. Mais je ne reproche rien à Mehdi. Il a pris une décision, c’est comme ça ».