Le climat était particulièrement pesant au Mambourg et Vincent Euvrard n’a pas nié que l’ambiance avait influencé le comportement des acteurs : « On n’a pas encore beaucoup parlé sur ça, mais c’est quelque chose qu’on doit garder en tête. (…) Mon opinion, ça reste la même chose, ça a été quelque part provoqué. »
Sans vouloir excuser d’éventuels débordements, le technicien comprend la difficulté de rester de marbre sous la pression : « Après, est-ce que tu réagis sur ça ou pas ? (…) Quand tu as été provoqué, tu veux toujours donner une petite réaction. »
Euvrard préfère que ses joueurs s’expriment balle au pied plutôt que par des gestes d’humeur : « Moi, je préfère toujours qu’on parle avec nos pieds, qu’on parle avec une grande qualité de football et qu’on est très dominants dans ça. » Un message clair envoyé aux joueurs : la domination sportive est la seule véritable revanche.
Le coach liégeois a également rappelé l’importance de la communion avec le public, tout en y posant des limites strictes. « Quand on fête avec nos supporters, c’est quelque chose qui est essentiel. Mais tu peux fêter tout en respectant l’adversaire, sans provocation. (…) J’ai toujours fonctionné comme ça, moi. »
Pour illustrer son propos, Vincent Euvrard a fait référence à certaines traditions un peu provocatrices comme celle du Cercle qui plante son drapeau au milieu du terrain après une victoire contre le Club : « Ça fait aussi un peu partie de ces rivalités spéciales entre deux clubs. Encore une fois, ça doit rester entre quelques limites. »
Pour le T1 du Standard, l’essentiel doit rester le spectacle proposé aux fans. « On doit surtout regarder que le football proposé sur le terrain, c’est un football de qualité. (…) Tu peux bien fêter sans provoquer l’adversaire aussi. »













