Pour le technicien des Rouches, l’idée d’une équipe inhibée par la pression de son propre stade ne tient pas la route : « Je n’ai pas le ressenti au jour d’aujourd’hui qu’on est à ce point-là, parce que j’ai quand même vu une équipe contre Westerlo qui entreprend, qui prend de l’initiative. (…) Je ne vois pas beaucoup de différences en termes de contenu. »
Euvrard reconnaît toutefois que le costume de favori à domicile impose des exigences supérieures : « Quand tu veux prendre le jeu à ton compte, ce qui est à domicile un peu plus le cas qu’à l’extérieur, ça demande une progression. (…) Mais je n’ai pas l’impression qu’on est paralysé ou psychologiquement pas prêt à prendre des victoires à Sclessin. » L’objectif est désormais clair : « briser cette petite série » pour retrouver de la « conviction » et de la « croyance. »
L’un des motifs de satisfaction du coach réside dans l’efficacité offensive de son équipe depuis le début des Europe Playoffs. Avec six buts inscrits en trois sorties, la moyenne de deux buts par match témoigne d’un Standard plus dangereux : « On se crée nettement plus d’occasions, sauf pour le match à Charleroi. »
Plus impressionnant encore, la capacité des Liégeois à finir leurs matchs en boulet de canon : « Des huit derniers buts, on a marqué six fois dans le dernier quart d’heure ou quelque chose comme ça. Je trouve qu’on a progressé dans notre état physique, dans la capacité à avoir plus de joueurs dans le noyau fit, à avoir un banc avec plus de qualité et un banc qui fait la différence. »
Avec l’enchaînement des rencontres contre l’Antwerp puis Genk, le Standard joue une grande partie de sa saison en quelques jours : « En une semaine, en fait, tu vas de deux matchs en playoffs vers déjà la moitié des playoffs. »
Pour maintenir leur série actuelle de seulement une défaite sur les huit derniers matchs, les Rouches devront prouver qu’ils peuvent aussi mener les débats plutôt que de toujours courir après le score : « Pour faire des séries comme ça, tu ne peux pas mener à chaque match. Parfois, tu as besoin de justement revenir. »













