Leko veut prendre l’exemple du cas Kompany pour mettre en garde : « Cela doit nous pousser à réfléchir à deux fois »

Leko veut prendre l’exemple du cas Kompany pour mettre en garde : « Cela doit nous pousser à réfléchir à deux fois » - Guillaume Jans

Ivan Leko a montré son soutien envers Vincent Kompany, infecté par un virus et momentanément écarté des terrains.

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BELGA

Ivan Leko a tenu à montrer son soutien envers Vincent Kompany, qui s’est effondré vendredi dernier lors de l’entraînement avec le Bayern. Le club a annoncé que cela était dû à une affection des méninges. Heureusement le coach belge a pu revenir chez lui où il va poursuivre sa convalescence.

D’après HLN, l’entraîneur des Blauw & Zwart s’est exprimé à ce sujet, lors de la conférence de presse hebdomadaire :

« C’est un sujet important parmi mes amis, ma famille et mes collègues. Beaucoup de personnes pensent à lui. Je voudrais profiter de cette occasion pour lui souhaiter un bon rétablissement. »

« Si je devais uniquement le considérer comme un travail, je ferai autre chose »

Le tacticien croate a mis le doigt sur l’élément principal du problème, la pression que le rôle d’entraîneur demande au quotidien :

« Quel que soit le niveau auquel vous travaillez, en tant qu’entraîneur, vous êtes jugé sur votre dernier résultat. Un tel environnement génère énormément de pression. Cela crée une situation qui n’est pas facile à vivre. Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises : si je devais choisir un métier, ce ne serait pas celui d’entraîneur. Je suis entraîneur parce que le football fait partie de ma vie, c’est pour cela que je fais ce métier. Mais si je devais le considérer uniquement comme un travail ? Alors je ferais autre chose. »

Ce qu’il s’est passé avec Kompany doit donc permettre aux coachs de prendre du recul et de relativiser :

« Cela nous rappelle qu’il existe une vie en dehors du football. C’est difficile, mais on cherche alors d’autres choses. L’impact de Kompany et de ce qui s’est passé est considérable. Pour tous nos collègues, cela doit nous pousser à réfléchir à deux fois et à garder le sourire. Et à comprendre qu’une victoire ou une défaite ne détermine pas si vous êtes un très bon ou un très mauvais entraîneur. »