Vincent Euvrard ne cherche pas d’excuses : « On a quatre défaites d’affilée, il faut qu’on gagne le match, point barre »

Vincent Euvrard ne cherche pas d’excuses : « On a quatre défaites d’affilée, il faut qu’on gagne le match, point barre » - Jérôme Jordens

Vincent Euvrard est bien conscient qu’il est sous pression pour la réception de Courtrai ce samedi alors que le Standard reste sur quatre défaites consécutives en championnat. En conférence de presse, il est revenu sur l’importance de cette rencontre et a cherché à expliquer la méforme des Rouches.

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Le Standard doit se relancer ce samedi face à Courtrai après quatre défaites consécutives en championnat. Vincent Euvrard est bien conscient de la pression qui sera présente à Sclessin ce samedi.

Et s’il reconnaît que les Rouches auraient sans doute pu prendre quelques points supplémentaires, notamment face à Gand ou Charleroi, le coach du Standard ne veut pas remuer le passé et est concentré sur la réception de Courtrai : « On ne cherche pas d’excuses ici. On a quatre défaites d’affilée, on a Courtrai qui arrive, il faut qu’on gagne le match. Point barre ».

Et le coach des Rouches est bien conscient que le contenu n’est pas suffisant, même si les derniers matchs du Standard ont souvent été marqués par des faits de jeu, avec notamment un penalty oublié contre Charleroi et l’exclusion d’Epolo face à Genk le week-end dernier. « Ce qu’on produit n’est pas assez bon, même si on n’est pas loin », admet Vincent Euvrard. « Ce n’est pas assez bon parce que tu perds. »

« Cette série de défaites c’est de ma responsabilité »

Et même si ces faits de match peuvent avoir une incidence sur les résultats, Vincent Euvrard ne veut pas se cacher : « Cette série de défaites c’est de ma responsabilité. Comme c’est de ma responsabilité aussi pour préparer le groupe à déclencher un peu de positivisme et aller chercher plus loin ».

Ce qui est marquant aussi, c’est que juste avant cette série de quatre défaites, les Rouches ont produit leur meilleure prestation, face à l’Antwerp. Alors comment expliquer ce changement soudain ? Vincent Euvrard n’a pas vraiment de réponse.

« Est-ce qu’aujourd’hui, on n’est pas encore capable de battre le top 6-7 ? »

« C’est curieux, c’est une question qu’on se pose aussi », reconnaît l’ancien joueur. « Après, chaque match a son histoire. Par exemple, on va à Gand, on connaît l’historique avec 4-0, 4-0, 5-0, 5-1. On joue là aussi un top match. Pas assez tueur peut-être dans quelques occasions et on concède un but. Tu joues contre le premier qui est toujours le premier aujourd’hui et qui a entretemps battu Anderlecht 4-0. »

Finalement l’explication pourrait simplement être que le Standard est à sa place : « Est-ce qu’il y a une baisse de régime ? Est-ce qu’il y a une baisse de qualité ? Ce qu’on constate, quand on regarde le classement, c’est que les quatre matchs qu’on a perdus, c’est contre le premier, le quatrième, le sixième et le septième et on a gagné ou fait match nul, contre tout ce qui est, pour le moment, entre les places 10 et 18. Donc, et c’est une question ouverte, est-ce qu’il y a quelque chose qui a changé dans notre jeu ou est-ce qu’aujourd’hui, on n’est, et je mets des guillemets, pas encore capable de battre le top 6-7 ? Donc est-ce qu’on doit aller chercher quelque chose dans ça ou est-ce qu’on a vraiment une différence entre les premiers cinq et entre le sixième et le dixième ? »

Ce n’est en tout cas pas face à Courtrai que Vincent Euvrard pourra répondre à cette question puisque les Kerels occupent actuellement la 17e et avant-dernière place avec trois points. Le type d’adversaire face auquel le Standard a performé cette saison, contrairement à la saison dernière.