Dimitri Lavalée « soulagé » d’avoir rejoué : « Dans ma tête, ce n’était pas comme ça que ça se passerait »

Dimitri Lavalée « soulagé » d’avoir rejoué : « Dans ma tête, ce n’était pas comme ça que ça se passerait » - Jérôme Jordens

Dimitri Lavalée a vécu sa première titularisation de la saison avec le Standard ce week-end à Genk. Le défenseur de 29 ans est revenu en conférence de presse sur la longue revalidation qu’il a connue et les difficultés de se remettre dans le rythme.

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Dimitri Lavalée a mis fin à une longue attente, lui qui a enfin rejoué, en montant au jeu dans un premier temps face à Dender en Coupe de Belgique, puis en étant titularisé par Vincent Euvrard le week-end dernier face à Genk. Un moment important pour celui qui se remettait d’une grave blessure au genou survenue la saison dernière alors qu’il évoluait au Sturm Graz.

Le défenseur de 29 ans était d’ailleurs en conférence de presse ce jeudi et est longuement revenu sur cette période loin des terrains.

« Je suis soulagé d’avoir enfin pu jouer mes premières minutes avec l’équipe première, que ce soit le match de coupe ou la continuité à Genk qui est d’être dans le 11 de base », reconnaît Lavalée. « C’était un chemin quand même un peu périlleux pour moi, qui peut toujours l’être. »

Et effectivement, le défenseur ne s’est pas entraîné ce jeudi. Il n’est cependant pas inquiet et espère pouvoir tenir son rang ce samedi face à Courtrai. Malgré tout, il reconnaît qu’il doit toujours être très attentif aux signaux que lui envoie son corps : « Je suis toujours dans une optique où je dois me battre avec moi-même et trouver la solution la plus optimale pour moi dans cette gestion de mon corps. C’est quelque chose de nouveau, je n’ai jamais connu ça. C’était ma première grosse blessure. »

« Le genou est impeccable, c’est surtout le corps qui compense »

Car les contretemps qu’il a connus ne sont pas directement liés à son genou. « Forcément, après autant d’absence, le corps encaisse quand même la charge d’une manière différente », analyse Lavalée. « Il y a des zones qui se révèlent un peu plus douloureuses et le corps compense. C’est là-dessus que j’essaie de faire le maximum, d’être le plus professionnel. Le genou est impeccable. C’est surtout le corps qui compense. Les prises d’appui peuvent être différentes. Forcément, le dos a pris des coups. J’ai eu mon tendon d’Achille qui a souffert aussi un petit peu. Donc c’est un peu à gauche, à droite, mais forcément dû au genou de base. Mais sinon, hormis ça, tout se passe bien. Je suis en de très bonnes mains ici. »

Il faut dire que son retour fait du bien dans un Standard en difficulté défensivement ces dernières semaines. Mais ne comptez pas sur lui pour réclamer une place dans le onze de base : « Vous posez la question à la mauvaise personne, ce n’est pas moi qui fais l’équipe ».

Lavalée fait cependant tout pour rendre la tâche la plus difficile possible au moment de choisir ses titulaires. Mais ce n’est pas pour autant qu’il a pris tous les risques pour revenir plus vite. « Mon ambition a toujours été claire, j’avais l’objectif de revenir le plus rapidement possible parce que je n’aime pas être sur la touche », explique le gaucher. « Là où je me sens le mieux, c’est sur le terrain. C’est là où je veux évoluer au quotidien et faire partie intégrante de l’équipe. Donc, c’était moi le premier frustré de ces mésaventures. Et maintenant forcément, quand on voit aussi l’équipe qui est un peu en difficulté, chacun a envie d’aider à sa manière et j’ai envie de faire partie intégrante du groupe et de pouvoir aussi donner quelques solutions sur le terrain et en dehors. »

« Il suffit d’un match un peu référence »

Dimitri Lavalée reconnaît tout de même que tous ces contretemps ont joué mentalement. Passer autant de temps sans pouvoir jouer n’a pas été facile à gérer : « Dans ma tête, ce n’était pas comme ça que ça se passerait. Je n’avais pas pensé avoir tous ces petits contretemps, ces petites douleurs au moment où j’étais le plus proche de revenir et qui m’ont fait faire quelques pas en arrière. Au moment où j’étais proche d’être dans la sélection, j’ai fait deux, trois pas en arrière. Donc forcément, mentalement, c’est dur aussi psychologiquement de devoir encaisser ça ».

Finalement, le défenseur est plus ou moins resté dans les temps de passage prévu, lui qui devait revenir après la trêve internationale. Un retour qui se fait donc au moment où le Standard va mal, avec désormais quatre défaites consécutives en Pro League.

« Crise, le mot est fort, peut-être trop fort », tempère cependant Lavalée. « Des joueurs qui doutent, tout le monde peut douter. C’est humain, je pense. Moi le premier, par rapport à ces blessures. Je suis le premier à me poser des questions, ça fait partie du foot. Mais je pense qu’on doit aller au-delà de ça. Et comme je l’ai dit, on doit pouvoir croire et avoir confiance en nos qualités. On a un effectif fourni, on a un effectif de qualité. Et c’est surtout ça qui est primordial. Et je pense que ces petits doutes qu’il peut y avoir, vont s’estomper au fur et à mesure. Il suffit d’un match un peu référence. Samedi, une belle victoire, avec beaucoup de goals, une clean sheet, pour reprendre confiance, et là, à mon avis, tous les doutes qu’il peut y avoir seront estompés immédiatement. »