Une saison, c’est ce qu’aura duré l’aventure de Nayel Mehssatou au Standard. Arrivé en juin 2025, le Chilien a quitté les bords de Meuse cet été, le 16 juillet 2026, pour retourner à Courtrai. S’il est conscient de son échec, Mehssatou ne voit pas forcément ce retour comme un pas en arrière, comme il l’a expliqué à La Dernière Heure : « Chacun considère la situation comme il l’entend. Moi, je ne la vois pas comme ça. Ma saison au Standard a été très compliquée et ma priorité, l’été dernier, était de retrouver du plaisir et du temps de jeu. Tout ce que Courtrai m’offre. C’est un club moins huppé, moins prestigieux, probablement, mais j’avais besoin de ce retour aux sources, de sentir qu’on m’accorde une vraie confiance et de retrouver le sourire ».
Le milieu de terrain de poche est ensuite revenu sur les raisons de cet échec au Standard. Pour lui, le changement d’entraîneur en cours de saison y est pour beaucoup. « Quand j’ai signé, c’était Mircea Rednic l’entraîneur », retrace Mehssatou. « Il a été remplacé fin août par Vincent Euvrard qui ne m’a pas donné ma chance durablement. »
« Il voyait un autre profil que le mien dans le milieu du jeu »
Et avec l’actuel coach du Standard, les choses ont rapidement été claires : « Quelques semaines après son arrivée, Vincent Euvrard m’a expliqué sa vision des choses et que ce serait compliqué de me faire une place. Il voyait un autre profil que le mien dans le milieu du jeu. Je ne peux pas lui reprocher son honnêteté, mais quand tu restes dix matchs consécutifs sur le banc, c’est compliqué de trouver du rythme et de la confiance ».
S’il admet qu’un prêt aurait pu être une option, afin d’avoir une seconde chance à Sclessin, il ne garde cependant aucune rancœur envers le club Liégeois. « J’estime quand même que la direction m’a fait une fleur », affirme même Mehssatou. « Marc Wilmots a été très correct. Il aurait pu demander plus d’argent, me semble-t-il, mais il ne m’a jamais mis de bâtons dans les roues. Il a compris ma situation et, sans doute s’y retrouvait-il financièrement. Cela arrangeait tout le monde. »
Avec du recul, Nayel Mehssatou ne referait donc pas le choix de rallier Sclessin. « Il n’y a rien de pire pour un joueur que de sentir qu’un entraîneur ne vous fait pas confiance », reconnaît-il. « Mais c’était impossible à prédire. J’ai essayé de prendre cette situation avec philosophie. Cette expérience forge mon parcours et me permet de réaliser aujourd’hui la chance que j’ai de m’épanouir, certes ailleurs. Ceci dit, globalement, le Standard reste un club fantastique. »
Un club que Mehssatou va donc retrouver ce week-end, même s’il n’est pas certain qu’il sera sur la pelouse, lui qui a manqué les deux dernières rencontres de Courtrai : « Cette déchirure aux ischios est tombée pendant la trêve internationale mais les examens étaient plutôt rassurants. On m’avait prédit 4 à 5 semaines de revalidation mais cela devrait finalement pouvoir se résorber en un petit mois. Ce sera tout juste pour le match de samedi, on tranchera au dernier moment. Je croise les doigts. C’est Sclessin… »













