Le calvaire contre l’Union en clôture des playoffs a laissé des traces au sein de la direction, même si l’essentiel est assuré pour Kenneth Bornauw avec le retour du club sur la scène continentale : « On digère difficilement cette défaite. C’tétait un match compliqué, malheureusement pour le dernier match de la saison. Je pense qu’on n’était pas à la hauteur de l’adversaire. C’est à oublier. Cette saison a été très longue. On est content qu’on a obtenu la quatrième place. On peut jouer l’Europe au moins la saison prochaine. »
Pour la saison à venir, la direction compte s’activer sur le marché des transferts avec l’aide de son nouveau directeur sportif pour rebâtir un effectif capable de jouer les premiers rôles : « Nos ambitions restent bien évidemment les mêmes, c’est-à-dire viser le Top 3 et l’Europe. Ça ne change pas. Bien évidemment, on aura besoin de certains changements dans le noyau. Il faut renforcer, Antoine vient d’arriver il y a trois semaines, je pense que c’est juste à temps. On va voir ça au niveau de l’équipe, au niveau du staff, comment on peut renforcer les choses. »
Quid de Taravel ?
Le premier dossier chaud sur le bureau des dirigeants concerne l’avenir de Jérémy Taravel. Alors que son maintien au poste de T1 est fortement remis en question, Bornauw ouvre clairement la porte à une réorganisation interne : « On fait l’évaluation cette semaine. On va parler avec lui dans les jours à venir, puis on prendra une décision. On ne va rien communiquer avant qu’on ait parlé avec lui. Pourrait-il rester au club ? Oui, pourquoi pas, même dans un autre rôle s’il est ouvert à l’idée. Nous verrons comment lui voit la chose, comment Antoine aussi voit la situation. »
Relancé sur l’existence d’une frontière de plus en plus nette entre le duo Bruges-Union et le reste de la meute en Jupiler Pro League, le CEO anderlechtois reconnaît la réalité économique : « Au niveau financier, l’impact de la Ligue des champions est beaucoup plus important dans le championnat belge que dans d’autres compétitions. Donc oui, je suis d’accord qu’il y a une différence au niveau financier. Maintenant, ça ne veut pas dire que, en une ou deux saisons, on peut rattraper, je pense, ce retard au niveau sportif. »
Malgré la grimace du week-end, Kenneth Bornauw a conclu en demandant aux supporters d’avoir un peu de patience : « Il faut avoir l’espoir qu’avec les bonnes personnes à la bonne place, avec les moyens qu’on aura, après un certain temps, je pense qu’on doit être confiant de l’avenir. »













