Après avoir balayé Anderlecht dans le derby bruxellois, les Saint-Gillois ont pu refermer le chapitre du championnat sur une note particulièrement festive, une belle manière de conclure pour David Hubert « C’est sympa de pouvoir terminer avec une très bonne performance, avec une victoire méritée dans un derby. Battre Anderlecht dans cette dernière journée permet de clôturer une belle année. On a aussi pu prendre le temps de communier un peu plus longuement avec nos supporters. »
Interrogé sur la note globale de 7,5 sur 10 attribuée par son président Alex Muzio à cet exercice, le coach de l’Union préfère une analyse nuancée entre fierté et frustration : « Je suis contre toutes les notes qu’il y a dans les journaux, donc ce n’est pas moi qui vais commencer à en donner. Je pense qu’on doit être déçu, si on a de l’ambition en tant que club, en tant qu’individu, en tant que joueur et en tant que staff. Car on était très proche de quelque chose. C’est toujours désolant quand on ne l’atteint pas. Mais pour moi, ce n’est pas non plus un raté, un échec. Il y a eu beaucoup de choses positives, quand on voit tous les challenges qu’on a eus. Il y a eu pas mal de mouvements au sein du club. Il y a eu la Ligue des champions où on a tout de même réussi à prendre neuf points. On a été jusqu’au bout en Coupe de Belgique et on l’a remportée. On a été le seul club à rivaliser avec Bruges en championnat. On doit être fier. Même s’il y a de la déception et un goût de trop peu. »
« Cela fait partie de la philosophie du club »
Pressenti pour conserver son costume de T1 sur le banc saint-gillois la saison prochaine, David Hubert a tenu à saluer la structure unique de l’institution et la clarté des rôles qui unissent le staff, la direction et l’effectif : « Je crois que le bon terme, c’est ‘collaboration’. Ce n’est pas moi qui fais le travail. Ce sont toujours les joueurs qui le font. Même si, bien sûr, il y a des gens qui doivent amener ces joueurs. C’est un environnement qu’il faut pouvoir créer. Il y a une certaine cohésion qu’il faut pouvoir créer avec le staff. Tout mis l’un dans l’autre, il faut pour pouvoir atteindre des performances et des résultats. Donc pour moi, c’est vraiment une coopération de chacun dans son domaine. C’est ça que je trouve très fort à l’Union, c’est que tout est très bien défini, tout est très clair. »
Loin d’être inquiet par les futurs départs, le coach accepte pleinement l’ADN du club : « C’est chaque année comme ça. Cela fait partie de la philosophie du club. On n’a pas cette puissance financière. Et ce n’est pas non plus le but à court terme de garder les joueurs plus longtemps quand ils ont des possibilités de transfert. C’est aussi une question personnelle pour eux. Quand tu signes à l’Union, la première chose à faire, c’est d’avoir confiance dans le recrutement. »













