Ibe Hautekiet épanoui au Standard : « Avec Vincent Euvrard, nous cherchons davantage à jouer au football »

Ibe Hautekiet épanoui au Standard : « Avec Vincent Euvrard, nous cherchons davantage à jouer au football » - Samuel Guadi

Dans une interview accordée à la DH, Ibe Hautekiet s’est confié sur sa belle saison au Standard.

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BELGA

Avec 2747 minutes au compteur, c’est bien Ibe Hautekiet qui a joué le plus de minutes cette saison au Standard, devant Rafiki Saïd (2579) et Matthieu Epolo (2520). Cette régularité au plus haut niveau est une immense fierté pour le joueur, d’autant que son début de saison laissait présager un tout autre scénario : « Je suis très fier de cette statistique mais si je veux être honnête, je dois bien avouer que je ne m’y attendais pas. J’ai été ralenti par des douleurs liées à une pubalgie durant l’été. J’avais vraiment mal et je ne pensais donc pas pouvoir jouer un rôle majeur durant un petit temps. Heureusement, j’ai été libéré de cette gêne en septembre, et définitivement en octobre, ce qui m’a permis de trouver mon rythme de croisière. »

Alors que le vestiaire liégeois a été décimé par les blessures tout au long de l’année, Hautekiet semble avoir trouvé la formule magique pour enchaîner les matchs sans fléchir. Il s’octroie ainsi deux séances hebdomadaires dans un centre de bien-être à Bruxelles pour parfaire sa condition physique : « Je suis abonné à un centre de bien-être à Bruxelles, tout près de chez moi, pour aller nager deux fois par semaine. Une fois le lendemain du match et une autre en milieu de semaine. En moyenne, je nage deux kilomètres par séance, mais pas d’un coup. Je m’octroie quand même une petite pause. » Il combine cette routine aquatique avec le suivi d’un physiothérapeute personnel depuis sept ans.

« J’ai élargi ma palette sous Ivan Leko »

Épanoui sous les ordres de Vincent Euvrard, le défenseur estime traverser la meilleure période de sa carrière professionnelle : « L’an dernier, nous jouions plus défensivement avec Ivan Leko et cette approche m’a permis d’élargir ma palette de qualités. Avec Vincent Euvrard, nous cherchons davantage à jouer au football, avec un nouveau système tactique (3-4-3). Je suis un petit peu plus libre sur la pelouse et je sens que j’évolue avec plus de confiance. »

Enfin, récemment prolongé jusqu’en 2029, celui qui a fait ses armes avec les jeunes du SL 16 avant de bousculer la hiérarchie refuse de brûler les étapes, notamment concernant le brassard de capitaine : « Actuellement, je ne figure pas dans le cercle des capitaines. On en a un petit peu parlé en vue de la saison prochaine, mais je ne dois pas avoir le brassard, qui est un honneur qui se mérite, pour prendre mes responsabilités. Je suis un leader calme, un petit peu comme Hans Vanaken à Bruges. Il ne parlait pas beaucoup et ne faisait pas de grands discours dans le vestiaire, mais il prenait parfois un joueur à part pour une discussion constructive. »