Van der Poel au départ de l’Omloop : « La décision n’a été définitivement prise que lundi »

Van der Poel au départ de l’Omloop : « La décision n’a été définitivement prise que lundi » - Samuel Guadi

Depuis l’annonce de sa participation en milieu de semaine, Mathieu van der Poel monopolise toutes les discussions à Gand. Le Néerlandais voulait s’aligner sur l’Omloop depuis plusieurs années.

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Le champion du monde a évité le traditionnel exercice de la conférence de presse, préférant communiquer via son équipe. Mais son ombre plane sur tous ses rivaux. Paul Magnier, initialement grand favori, reconnaît que le Néerlandais va le « tester », tandis qu’Arnaud De Lie prévient qu’il faudra avoir le « cul levé de la selle » pour espérer suivre ses accélérations.

Après un hiver parfait en cyclo-cross (13 victoires en 13 courses) et un huitième sacre mondial à Hulst, MVDP s’est accordé un break, incluant même quelques jours au ski. Si les premières sensations de reprise étaient décevantes, le déclic a eu lieu cette semaine : « Sur une période de repos aussi brève, on ne perd pas toute sa condition mais pour être honnête, j’étais un peu déçu de mes sensations lors de ma reprise. J’avais déjà dit que je verrais comment mon corps réagit au premier bloc d’entraînement. Et je me suis rendu compte que mon niveau était suffisamment bon pour être au départ de l’Omloop. Mais la décision n’a été définitivement prise que lundi. »

« Une course supplémentaire n’est jamais une mauvaise chose »

C’est une grande première pour Van der Poel, qui n’avait jamais pris le départ de l’Omloop. Désireux d’ajouter cette classique à son palmarès, il voit aussi dans cette journée de course un entraînement idéal pour la suite de son printemps (Milan-San Remo, Flandres, Roubaix) : « J’ai regardé la course à la télé ces dernières années et, à chaque fois, je trouvais dommage de ne pas être au départ. J’avais l’idée de m’aligner en tête depuis un moment. Et si je parviens un jour à lever les bras, ce serait assurément une très belle course à ajouter à mon palmarès. Et une journée de course supplémentaire pour les entraînements en vue des semaines et des mois à venir n’est jamais une mauvaise chose. »

Si tout le monde s’attend à un raid solitaire de sa part, Van der Poel rappelle qu’Alpecin-Deceuninck possède d’autres atouts majeurs, comme Jasper Philipsen et Kaden Groves, pour contrer une course plus fermée ou un sprint massif à Ninove : « Mais c’est souvent une course difficile et assez fermée, où il est compliqué de creuser de grands écarts. Mais avec Jasper Philipsen et Kaden Groves, nous avons aussi des coureurs capables de tenir et de gagner au sprint. Cela crée des opportunités et toute la pression ne repose pas sur mes épaules, même si je prends le départ avec ambition. Le Muur et le Bosberg sont importants et on verra si la victoire se joue là. »

Mathieu Van der Poel pourrait non seulement devenir le premier coureur depuis 1980 à s’imposer dès son premier jour de course, mais aussi s’attaquer au défi inédit du doublé avec Kuurne-Bruxelles-Kuurne dimanche, une rumeur qui ne cesse de prendre de l’ampleur.