« Tu as la peur au ventre jusqu’à la ligne d’arrivée » : le calvaire de Tim Wellens sur la 18ème étape du Tour

« Tu as la peur au ventre jusqu’à la ligne d’arrivée » : le calvaire de Tim Wellens sur la 18ème étape du Tour - Samuel Guadi

Pour Tim Wellens, la 18e étape aura été l’une des plus éprouvantes de sa carrière. Franchissant la ligne d’arrivée avec plus de 43 minutes de retard sur le vainqueur du jour, le coureur belge de la formation UAE Team Emirates est apparu totalement vidé.

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Interrogé après la course, Wellens n’a pas caché son immense fatigue et le manque de ressources physiques qui l’a poursuivi tout au long du parcours : « Je n’avais pas beaucoup de marge. Je suis content d’être arrivé. Heureusement, il me restait encore un peu de temps pour pouvoir prendre le départ demain. »

Cette marge de temps préservée de justesse lui permet de rester dans la course, mais l’état de santé général au sein de l’équipe suscite de vives inquiétudes. Tim Wellens a confirmé la présence de coureurs malades au sein de l’effectif : « C’est clair qu’il y a un virus qui tourne dans l’équipe. Mais le plus important, c’est qu’Isaac Del Toro et Tadej Pogacar ne soit pas touché. On va essayer de les préserver de ça. »

Malade, Wellens explique comment le corps bascule progressivement dans la détresse nutritionnelle et musculaire : « Au début, ça allait encore, mais ensuite vous sentez que vos muscles ne sont plus du tout réalimentés par la nourriture. Donc là, ça devient un peu compliqué. »

La situation s’est encore compliquée pour la formation UAE avec l’abandon de Brandon McNulty. Un coup dur alors que se profilent les deux dernières étapes cruciales. Wellens espère désormais que l’équipe saura puiser dans ses retranchements : « J’espère que le reste de l’équipe va se surpasser pour que cela soit un peu compensé. C’est sûr qu’il est toujours préférable d’être à plusieurs coureurs pour rouler. »

L’angoisse d’être éliminé par le couperet des délais l’a hanté jusqu’au dernier mètre, pour ce qui est la pire journée de sa carrière : « Oui, quand même. Je le disais tout à l’heure, ça vient de tous les côtés. Il fallait que je m’accroche, parce qu’avec la peur du hors délais, tu as la peur au ventre jusqu’à la ligne d’arrivée. »