« Ça fait énormément de bien » : Jasper Philipsen a enfin levé les bras sur le Tour de France 2026

« Ça fait énormément de bien » : Jasper Philipsen a enfin levé les bras sur le Tour de France 2026 - Samuel Guadi

Après deux semaines marquées par le doute, la frustration et les critiques, le sprinteur belge retrouve enfin la victoire sur les routes du Tour de France. Une libération pour lui, mais surtout une récompense pour toute son équipe Alpecin-Deceuninck.

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Il aura fallu attendre la 17ème étape du Tour de France avant de voir le sprinteur lever à nouveau les bras. Un succès qui efface les doutes accumulés depuis le grand départ et redonne le sourire à l’ensemble du clan belge : « Ça fait énormément de bien, évidemment. Il s’est passé tellement de choses avant d’en arriver à cette étape. Il y a eu beaucoup de déceptions, de la frustration […]. Donc ça fait un bien fou d’enfin aller chercher une victoire et de renverser ce sentiment négatif des douze premiers jours. »

Venir sur la Grande Boucle avec l’un des meilleurs trains de sprint du peloton met une pression immense sur les épaules d’un leader. Si la forte chaleur des premières étapes a pu jouer un rôle, le Belge n’a pas cherché d’excuses : « Je n’avais tout simplement pas le niveau que j’espérais avant le départ. Les gars font tout ce qu’ils peuvent, ils me placent à chaque fois de manière parfaite dans le sprint et ils n’obtiennent aucune reconnaissance si je ne conclus pas derrière. Je suis juste content qu’on soit enfin un minimum récompensés. »

L’atmosphère pesante dans le bus de l’équipe et la pression médiatique ont aussi été amplifiées par les réseaux sociaux. Face au flux de critiques, Jasper Philipsen a pris la radicale décision de désinstaller ses applications pour préserver sa santé mentale : « C’est juste un moyen de me protéger. Ce sont de longues soirées, et si tu te mets à scroller sur ton téléphone et que tu lis des méchancetés, ça ne te rend pas heureux. Parfois, il vaut mieux ne rien voir et rester concentré sur notre bulle avec l’équipe. »

Remis en confiance, son regard se tourne désormais vers la suite de la compétition et notamment la course au maillot vert face à Mads Pedersen : « Tout est possible, mais les trois prochains jours ne jouent clairement pas en notre faveur. On va donc serrer les dents jusqu’à Paris. Il y a encore des points à prendre, on verra où on en est dimanche. »