« Chaque concurrent au podium devrait avoir le même traitement » : Richard Plugge dénonce le manque d’équité des tests antidopage

« Chaque concurrent au podium devrait avoir le même traitement » : Richard Plugge dénonce le manque d’équité des tests antidopage - Guillaume Jans

Le patron de la Visma-Lease a bike dénonce le fait qu’il n’y a pas le même traitement pour l’ensemble des membres du top 10.

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BELGA

Alors qu’on est entré dans la dernière semaine du Tour de France, un sujet ne cesse de refaire surface ces derniers jours, celui des tests antidopage. Pour rappel, dans la nuit de samedi à dimanche, Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard se sont fait contrôler à 2h et 5h du matin pour être testés. Quelques heures plus tard, le Danois a chuté et a dû abandonner.

Avant la 16ème étape ce mardi, Richard Plugge, patron de la Visma-Lease a bike, s’est exprimé concernant les tests antidopage : « En tant qu’équipe, nous avons une police très stricte, très rigoureuse envers le dopage, et nous avons été parmi les premiers à pousser l’ITA (International Testing Agency) pour qu’elle soit à la pointe du système de contrôle et de la prévention. Nous avons beaucoup travaillé pour ça », explique-t-il.

La question que Plugge se pose est plutôt pourquoi il y a de telles différences de traitement au sein même du peloton : « D’un autre côté, il faudrait aussi prendre les autres candidats au classement général et leur appliquer les mêmes règles strictes, disons le top 10, dans le même timing. Nous avons posé ces questions à l’ITA : pouvez-vous expliquer pourquoi un traitement différent ? Pourquoi un seul coureur contrôlé à 2 heures, apparemment un autre à 5 heures, et pourquoi pas le reste du top 10 ? Car si vous voulez sauvegarder l’intégrité du sport, chaque concurrent au podium devrait avoir le même traitement, à mon avis. Le but de l’antidopage est que tout le monde soit logé à la même enseigne. Et si l’ITA pense que (les contrôles de nuit) est la meilleure façon de procéder, alors c’est que c’est bien la meilleure. »

« Ce coureur français n’a pas subi de contrôles »

Ce traitement de faveur, il a aussi été dénoncé par un certain Matej Mohoric de chez Bahreïn Victorious qui s’était aussi plaint de l’horaire des tests lors d’une interview au journal Sportal : « Il serait bon d’établir certaines limites humaines ou, du moins, de garantir une égalité de traitement pour tous. Nous savons en effet que ce coureur français, bien placé au classement général, n’a pas subi ce contrôle ». Il visait naturellement, Paul Seixas.

Depuis 2016, les contrôles antidopage de nuit sont acceptés mais cela doit rester une exception. On les utilise dans deux cas de figure : si le coureur stipule un créneau de soixante minutes à partir de 5h00 ou s’il y a de bonnes raisons d’effectuer un contrôle pendant la nuit. »