Pour Mikkel Bjerg, au micro de la chaîne danoise TV2 Sport, le peloton, et plus particulièrement les équipes Visma et Alpecin, n’ont pas respecté les codes non-écrits du cyclisme : « Quand Visma et Alpecin foncent tout de suite vers l’avant et continuent à rouler alors que Tadej a un pneu crevé, on peut se dire qu’ils sont mesquins. »
Le coureur danois regrette que l’arrêt forcé du maillot arc-en-ciel ait servi de détonateur à une accélération brutale plutôt qu’à une trêve temporaire : « J’ai parlé à Nils Politt… C’est lui qui a décidé de s’arrêter, et c’était la bonne décision. Parfois, on peut revenir derrière la voiture, mais quand on porte le maillot arc-en-ciel, on ne reçoit aucune aide. »
Bjerg décrit une scène de chaos où la radio ne répondait plus, le laissant impuissant : « Je menais la course quand c’est arrivé. Et ils m’ont dépassé en une fraction de seconde. » Si le Danois reconnaît avec une pointe d’ironie être « peut-être juste mauvais perdant », sa frustration est à la hauteur de l’enjeu.
Malgré une remontée fantastique pour arracher la deuxième place, le sentiment de gâchis prédomine chez UAE Emirates : « Je déteste perdre. Je suis content que Pogacar ait terminé deuxième, c’est toujours agréable de ramener quelque chose à la maison, mais ce n’est pas pour cela que nous sommes venus. »













