Mauro Schmid s’impose sur la 13è étape du Tour de France, Remco conserve de justesse sa troisième place

Mauro Schmid s’impose sur la 13è étape du Tour de France, Remco conserve de justesse sa troisième place - Belga

La 13ème étape du Tour de France était promise aux échappées et c’est Mauro Schmid qui s’est finalement imposé, devant Harold Tejada et Tom Pidcock. Le peloton, qui a terminé à plus de 7 minutes, a passé une journée assez tranquille.

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Mauro Schmid s’est offert vendredi la victoire dans la plus longue étape de la 113e édition du Tour de France (WorldTour) : le Suisse de Jayco AlUla a triomphé à l’arrivée des 205 kilomètres tracés entre Dole et Belfort, comptant pour la 13e étape.

Dans une des seules journées promise aux coureurs échappés, Schmid, 26 ans, a devancé le Colombien Harold Tejada (XDS Astana) dans un sprint à deux.

Au classement général, Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) et les autres favoris ont franchi la ligne d’arrivée à plus de 7 minutes de Schmid et Tejada. Le Slovène conserve le maillot jaune avec la même avance (3 :36) sur son dauphin, le Danois Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike). Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) reste 3e (4 :06) mais le Britannique Tom Pidcock (Q36.5), arrivé 3e de l’étape à 2 secondes, remonte à la 4e place avec désormais 4 :15 de retard sur Pogacar.

Les attaques ont été nombreuses dès le départ réel. Un premier groupe important de 37 coureurs, parmi lesquels Jasper Philipsen (Alpecin-PremierTech) a réussi à se détacher après 30 km. Piégé par un de ses concurrents au maillot vert, le Danois Mads Pedersen (Lidl-Trek) a réagi et initié une poursuite et une vingtaine de coureurs, avec aussi l’Érythréen Biniam Girmay (NSN), est revenue sur la tête de course à 92 km de Belfort. Pedersen a alors pu défendre ses points au sprint intermédiaire de Mélisey, placé à 68 kilomètres de l’arrivée : Philipsen, vainqueur, n’a repris que 5 points à Pedersen et passe 2e du classement par points (336), loin du Danois (377) mais devant Girmay (333).

Alors que le peloton comptait plus de 8 minutes de retard, la victoire devait se jouer dans les pentes du Ballon d’Alsace (9,1 km à 6,9 %), dont le sommet était situé à 30 kilomètres de l’arrivée. Après des attaques de Maxim Van Gils (Red Bull-BORA-hansgrohe) et de l’Australien Luke Plapp (Jayco-AlUla), Pidcock (Q36.5) a accéléré dans les derniers hectomètres, mais seulement pour aborder la descente, technique, en tête d’un groupe de 10 coureurs, dont Van Gils et Tim Wellens (UAE Emirates-XRG), mais aussi Mauro Schmid et Harold Tejada.

Sur le plat, à 16 kilomètres de l’arrivée, ces deux derniers ont surpris leurs compagnons d’échappée et ont rapidement pris dix secondes d’avance. Ils ont collaboré efficacement et comptaient encore une avance de 13 secondes sous la flamme rouge. Au sprint, Tejada est idéalement parti mais Schmid est revenu dans les derniers mètres, s’imposant d’une demi-roue.

A 26 ans, il a signé la plus belle de ses 14 victoires en carrière. Il avait également remporté une étape du Tour d’Italie en 2021, le Tour de Belgique en 2022 et son championnat national en 2024 et 2025. Cette saison, Schmid avait déjà enlevé quatre succès, mais aucun au niveau WorldTour.

Une étape de montage dans les Vosges attend le peloton samedi : sur les 155 kilomètres du parcours entre Mulhouse et Le Markstein, le Ballon d’Alsace sera également abordé à mi-course, après les ascensions du Grand Ballon (1re cat., 21,6 km à 4,8 %) et du Col du Page (2e cat., 9,8 km à 4,9 %). Le Col du Haag, long de 11,2 km à 7,2 % avec les six derniers kilomètres à plus de 10 %, devrait être le juge de paix de l’étape, l’arrivée étant placée sept kilomètres après le sommet.

Le 113e Tour de France se termine le 26 juillet à Paris. Pogacar a remporté les deux dernières éditions.