Si cette Flèche Wallonne a souri à la France, avec la victoire de Paul Seixas, et pas moins de neuf coureurs dans le top 20, elle a été beaucoup plus compliquée pour les coureurs belges. Steff Cras, qui a terminé 20e, était d’ailleurs notre seul compatriote dans le top 20, avant un tir croisé aux 21e, 22e, 23e, 25e et 26e places avec Dylan Teuns, Lennert Van Eetvelt, Mauri Vansevenant, Ramses Debruyne et Quinten Hermans.
Cian Uijtdebroeks a, lui, terminé à la 31e place. Pour le coureur de la Movistar, la montée finale a été trop compliquée car il était mal placé au pied du Mur de Huy : « Le positionnement est primordial et j’avais déjà dépensé beaucoup d’énergie. Donc la course était déjà courue avant le Mur. Si vous êtes bien placé, il s’agit de donner le maximum, mais si vous êtes trop en retrait, c’est fichu ».
« Je ne suis pas mal remonté, mais quand on fait ça, on accumule beaucoup de lactate. Et à un moment donné, ça cale », retrace Uijtdebroeks.
Mais il n’y avait pas spécialement une grande déception pour le coureur de 23 ans, conscient que la montée finale n’est pas la plus adaptée à ses qualités : « Je trouve que c’est un peu trop punchy pour moi. Mais c’est certainement un aspect que je peux améliorer, et sur lequel je dois progresser à l’avenir ».
Même son de cloche pour Quinten Hermans, 26e. Le coureur de Pinarello Q36.5 n’affichait pas non plus la tête des mauvais jours. « Je ne peux pas dire que ce fut un échec total. Je pense que j’étais en position pour obtenir un bon résultat, mais évidemment, il faut avoir les jambes pour ça, et je dois être honnête, je ne les ai pas en ce moment », reconnaît le coureur de 30 ans.
Bien placé pour entamer la montée finale, le Belge n’avait tout simplement pas la force suffisante pour suivre les meilleurs et jouer la gagne : « On voit bien que ces gars-là ont encore une sacrée réserve d’accélération dans les jambes. C’est vraiment une fin infernale. C’est génial si on a de bonnes jambes, mais si on souffre comme moi aujourd’hui, l’arrivée est interminable ».
Pour Liège-Bastogne-Liège, Quiten Hermans n’est donc pas non plus optimiste au vu de sa forme du moment, mais il se mettra au service de Tom Pidcock qui retrouve des couleurs sur le Tour des Alpes : « Nous faisons tout notre possible pour donner le meilleur de nous-mêmes à chaque course. Mais évidemment, ce n’est pas facile quand les jambes vous lâchent. Nous connaissons bien sûr l’explication. Mais ce n’est évidemment pas agréable. La plupart d’entre eux arrivent ici parfaitement préparés. Pour moi, c’était moins le cas. On sait alors que ça va être difficile. Avec Tom à bord, tout devient plus simple. Je pense qu’en équipe, nous avons déjà fait un excellent travail pour maintenir le rythme ces derniers jours. Mais il nous faut absolument quelqu’un comme Tom pour conclure ».
Enfin, Mauri Vansevenant était également à notre micro. Et pour le coureur de la Soudal Quick-Step, la forme n’était pas suffisante pour prétendre à mieux qu’une 23e place. « Les sensations étaient bonnes, mais j’étais un peu fatigué. Surtout avec une fin de course comme celle-ci, j’avais l’impression de ne pas pouvoir donner le maximum. Il m’a manqué ce petit coup de fouet, mais dans l’ensemble, je me suis bien senti. Je suis content d’en avoir encore dans les jambes, direction Liège ».
Et le coureur de 26 ans n’était pas surpris de voir Paul Seixas s’envoler vers la victoire : « Il était de loin le plus fort au Pays basque. C’était il y a une semaine, dix jours. Je ne suis donc pas surpris qu’il se soit imposé ».













