« Je ne baisse pas les yeux » : Paul Seixas ne craint ni Pogacar ni Evenepoel

« Je ne baisse pas les yeux » : Paul Seixas ne craint ni Pogacar ni Evenepoel - Samuel Guadi

Paul Seixas s’apprête à découvrir ce mercredi la Flèche Wallonne et son mythique Mur de Huy (1,3 km à 9,8 %). En l’absence de Tadej Pogačar et Remco Evenepoel, le prodige français de 19 ans s’élancera avec un statut inédit : celui de favori naturel.

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Malgré son jeune âge, Paul Seixas refuse de se présenter au départ en simple figurant. Si la Flèche Wallonne est son objectif immédiat, ses pensées se tournent déjà vers la Doyenne ce dimanche 26 avril, où il retrouvera les maîtres de la discipline. À la question de savoir s’il est fou d’imaginer battre Pogačar, sa réponse est claire et nette : « Je ne ferme aucune possibilité. Sur une course de 250 bornes, il peut se passer beaucoup de choses. Je ne pars jamais dans une idée défaitiste de me dire que je vais jouer la deuxième place. »

Le Français affiche une force mentale qui impressionne autant que ses jambes : « Je ne baisse pas les yeux. Je ne peux pas me permettre de baisser les yeux au départ. Ce n’est pas possible, ce n’est pas dans mon esprit. Après, c’est la réalité du terrain qui le dira. »

Cette confiance ne sort pas de nulle part. Paul Seixas a déjà prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs. Lors de sa première saison professionnelle en 2025, il avait décroché une médaille de bronze historique aux Championnats d’Europe en Drôme-Ardèche, terminant sur le podium aux côtés de Pogačar et Evenepoel. Plus récemment, sur les chemins blancs des Strade Bianche 2026, il a été le seul à pouvoir suivre, un temps, l’attaque fulgurante du Slovène pour s’offrir une superbe deuxième place à Sienne.

Ces expériences ont forgé son caractère : « C’est toujours une belle expérience de courir contre lui. C’est peut-être le meilleur coureur de tous les temps. Pouvoir courir contre un gars comme ça, aussi fort, et essayer de se battre contre lui, c’est quand même un honneur. Ça permet aussi de se tirer vers le haut et de voir ce qu’il manque. »

Avant le grand duel de dimanche, Seixas devra d’abord dompter le Mur de Huy où il fait figure de favori.