« Du 50-50 actuellement » : Lotto-Intermarché presse De Lie pour qu’il se décide

« Du 50-50 actuellement » : Lotto-Intermarché presse De Lie pour qu’il se décide - Samuel Guadi

En fin de contrat avec Lotto-Intermarché, Arnaud de Lie est au cœur d’une lutte acharnée. Jean-François Bourlart, dans les colonnes de la DH, affirme qu’il y a un réel risque de le voir partir.

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Face aux rumeurs de départ vers Alpecin ou même Red Bull, Intermarché-Wanty a dégainé une offre de prolongation ambitieuse. « Elle est solide et sérieuse avec un salaire revalorisé », affirme dans une interview pour la DH le CEO de l’équipe, Jean-François Bourlart. Il reconnaît toutefois que la campagne des classiques en demi-teinte du Belge a semé le doute : « Arnaud n’a pas vécu la campagne des classiques qu’il espérait et cela a, très logiquement, amené certains questionnements dans son esprit. Il s’interroge sur l’intérêt de changer d’air, ce que je peux parfaitement entendre. »

Malgré l’absence de succès majeur cette année, la confiance envers le sprinteur reste totale. Le management mise sur un déclic psychologique imminent : « Il n’a pas encore levé les bras cette année, mais on sait qu’une fois que la première tombera, ce pourrait être la théorie de la bouteille de ketchup, avec les autres qui suivent. J’ai vraiment le sentiment que c’est du 50-50 actuellement. »

Si l’intérêt de l’équipe Red Bull-BORA-hansgrohe pour épauler Remco Evenepoel est évoqué, c’est la formation suisse Tudor qui semble prête à toutes les folies financières pour attirer le Taureau de Lescheret : « Le volet financier est évidemment important, mais je suis convaincu qu’Arnaud ne prendra pas sa décision en fonction de cela uniquement. »

Selon lui, la clé réside dans la gestion humaine du coureur, loin des tableurs Excel : « Je crois que l’environnement dans lequel il évolue est essentiel à son épanouissement. Cela ne sert par exemple à rien de lui parler de data pendant des heures (rire)… »

Mercato à l’arrêt

L’urgence est de mise pour la formation belge car le choix de De Lie conditionne toute la stratégie de recrutement : « Comme sa décision impactera forcément la construction de notre budget et de notre effectif pour 2027, j’aimerais qu’il puisse prendre une décision d’ici à début mai. »

Le plan est clair selon l’issue du dossier : « S’il part, nous aurons besoin d’un sprinteur, alors que s’il reste, nous chercherons à l’entourer au mieux, comme nous souhaitons le faire pour Widar en engageant plusieurs grimpeurs pour l’épauler sur son terrain de prédilection. »

Enfin, concernant l’influence du partenaire Intermarché sur le recrutement de coureurs français, la position reste nuancée : « Notre noyau doit demeurer, à mes yeux, prioritairement belge, mais il m’apparaît aussi logique qu’il épouse les contours des intérêts de nos sponsors. Et il se fait que l’Hexagone est le deuxième marché de ceux-ci. »