En gravissant virtuellement la Cipressa, le décor de son récent podium sur Milan-Sanremo, Van Aert a partagé au micro de Jan Bakelants une anecdote amusante : « Je pensais que j’allais prendre le KOM ici. J’ai grimpé tellement fort que j’étais persuadé d’être le plus rapide, mais après coup, il s’est avéré que Pogačar était encore plus vite. J’étais quand même un peu déçu. »
Cette troisième place sur la Via Roma reste néanmoins une performance solide, compte tenu d’une préparation perturbée par une blessure à la cheville : « On ne peut évidemment pas appeler cette blessure un avantage, mais grâce à elle, j’étais peut-être plus frais mentalement au départ de mes grands objectifs. »
Le moment fort de sa saison reste son triomphe à Paris-Roubaix, où il a levé le pavé après un duel épique face à Tadej Pogačar. Pourtant, de l’ambiance électrique du vélodrome, le Belge ne garde que peu de souvenirs sonores : « Durant les derniers kilomètres, j’étais dans une sorte d’hyperfocus, je n’entendais et ne voyais absolument rien de mon environnement. Même pendant ma célébration, j’étais dans mon propre monde. »
Ce n’est qu’une fois la ligne franchie que la pression est retombée : « Immédiatement après, j’ai ressenti un soulagement énorme. » Un succès qui vient nourrir une « Wout-mania » que l’intéressé a encore du mal à expliquer, même s’il s’amuse de ses passages remarqués à la télévision : « Je ne comprends pas trop d’où vient cette folie. Peut-être parce que je participe à des émissions ? J’ai adoré faire « The Masked Singer », mais quand j’ai dû chanter sans le masque, j’étais quand même un peu gêné ».
Même lors d’une session virtuelle pour les fans, le naturel compétitif du coureur de la Visma-Lease a Bike reprend vite le dessus : « Je suis remis les pieds sur terre ici. Demain, il faudra s’y remettre sérieusement (rires). »













