Le plan était clair : isoler les leaders et tenter un coup de force à distance. Mais sur les routes sinueuses du final, le champion belge s’est heurté à un mur d’apathie de la part du peloton. Chaque accélération de Remco Evenepoel était immédiatement neutralisée par des coureurs refusant de prendre le moindre relais : « La première fois que Remco a attaqué, ça avait l’air bien, mais peu de coureurs avaient envie de rouler avec lui », a déploré Klaas Lodewyck. « Ensuite, la course a été rapidement tuée. »
En l’absence de soutien pour maintenir l’écart, la course s’est transformée en une attente tactique favorable aux sprinteurs ou aux puncheurs mieux protégés. Pour le directeur sportif, forcer la décision dans ces conditions relevait du miracle : « Ce n’était pas si évident », a-t-il analysé avec lucidité. « Gagner ce sprint était presque impossible. Mais bon, nous avons essayé. »
Pas de victoire, donc pour Remco Evenepoel sur ce Tour de Catalogne.













