Ce jeudi, Tadej Pogacar a tout simplement couru dans une autre catégorie. Le Slovène s’est imposé sur la sixième étape avec 2’38’’ d’avance sur Jonas Vingegaard et 2’57’’ sur Isaac Del Toro, Remco Evenepoel, Paul Seixas, Florian Lipowitz, Juan Ayuso et Mattias Skjelmose.
Lenny Martinez (3’02’’), Sepp Kuss (3’06’’) et Egan Bernal (4’47’’) ont également réussi à passer sous les cinq minutes de retard par rapport au vainqueur du jour. Mais derrière eux, dès la 12e place, les écarts montent à 8’18’’, un gouffre.
Et dans ce groupe arrivé, à plus de 8 minutes, on retrouve un Ilan Van Wilder, 14e de l’étape et complètement incrédule à l’interview au micro de Sporza : « Je ne comprends pas. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse être aussi dominant. Et puis cette échappée en solo de Pogacar sur 40 kilomètres… Je n’arrive pas à me l’imaginer. C’est une performance fantastique ».
Il faut dire qu’UAE a tout simplement étouffé le peloton, empêchant toute possibilité d’échappée. « C’était vraiment horrible. Il faisait encore chaud et dès le départ, ils ont tout donné pour l’échappée, qui ne se concrétisait pas », retrace Van Wilder.
Avec le champ libre pour une victoire de Tadej Pogacar, le coureur de la Soudal Quick-Step savait que la journée allait être compliquée : « Tout à coup, nous nous sommes retrouvés au pied de l’Aspin. À ce moment-là, on sait que la journée est fichue. Sur l’Aspin, le rythme était déjà effréné et le peloton s’est immédiatement déchiré. Sur le Tourmalet, ils ont ensuite imposé un rythme incroyablement soutenu que je n’ai pas pu suivre ».
Il a alors fallu trouver les bonnes roues pour éviter de terminer seul : « J’ai choisi mon propre rythme et j’ai ensuite rattrapé un nombre surprenant de coureurs. C’est ainsi que j’ai rejoint le groupe de Pidcock, puis celui de Carapaz. Dans l’ensemble, ça a donc été une journée correcte, mais je ne sais pas si je tiendrai le coup pendant trois semaines. C’est toute une expérience, disons. »













