C’est un Remco Evenepoel très agité qui a passé la ligne d’arrivée de la sixième étape du Tour de France jeudi. Remonté, le double champion olympique fustigeait un manque de relais dans le groupe de contre et en avait notamment après son équipier chez Red Bull-Bora-hansgrohe, Florian Lipowitz, trop peu actif en tête de groupe à son goût.
« J’étais en colère, et à juste titre. Lors du Tour de Catalogne, j’ai roulé en tête pour lui pendant 30 kilomètres. J’ai demandé à faire un kilomètre de plus en tête, et cela m’a été refusé. Cela m’a mis en colère, et il faudra en discuter plus en détail ce soir », a-t-il expliqué au micro de Sporza.
Florian Lipowitz avait, lui, une tout autre analyse de la course, comme son équipe l’a partagé sur ses réseaux sociaux : « Après le retour de Remco, nous avons travaillé ensemble jusqu’à la ligne d’arrivée, toujours avec l’espoir de rattraper Jonas. C’était une journée difficile, mais la route jusqu’à Paris est encore longue ».
Au lendemain de ce premier clash entre les coleaders de l’équipe allemande, l’heure est à l’apaisement comme l’a expliqué Zak Dempster, le chef des sports de l’équipe, à La Dernière Heure ce vendredi avant le départ de la 7e étape : « Je comprends sa frustration parce qu’il voulait être dans le top 3 du classement général après cette étape. Il a parlé à chaud. On connaît son caractère et je ne le lui reproche rien. On en a reparlé le soir et cela restera entre nous ».
Le chapitre est désormais clos et tout le monde est tourné vers la suite de la Grande Boucle du côté de Red Bull-Bora-hansgrohe. « Cela appartient au passé. On a deux leaders, c’était le plan prévu depuis longtemps et cela restera comme ça. Le scénario idéal était de prendre la roue de Tadej Pogacar mais c’était impossible donc on préfère avoir deux gars au top qu’un qui finit troisième et un 20e. On va continuer à aller de l’avant et je peux vous assurer qu’il n’y a pas de problème entre Florian et Remco », a affirmé Dempster.
Quant à l’explication sur le manque de relais de Lipowitz, elle est assez simple : « Florian n’a pas mené le groupe car il a donné tout ce qu’il pouvait et ne pouvait pas faire plus ».
Il reste désormais à voir si ces critiques de Remco Evenepoel auront des conséquences sur l’entente entre les deux hommes ou si le plan de l’équipe allemande de jouer la carte des deux leaders en simultané va payer.













