Evenepoel doit-il défendre sa 2e place ou attaque Pogacar ? « Pour lui, l’attaque est parfois la meilleure défense », tranche Ralph Denk

Evenepoel doit-il défendre sa 2e place ou attaque Pogacar ? « Pour lui, l’attaque est parfois la meilleure défense », tranche Ralph Denk - Jérôme Jordens

Ralph Denk, le patron de l’équipe Red Bull-Bora-hansgrohe pense encore que la victoire finale est accessible pour Remco Evenepoel, mais à condition que Tadej Pogacar traverse un gros jour sans comme il l’a indiqué dans un entretien à Het Nieuwsblad

circus
Photo
Loic VENANCE / AFP

Dans un long entretien avec le Nieuwsblad, le patron de l’équipe Red Bull-Bora-hansgrohe Ralph Denk est revenu sur l’adaptation de Remco Evenepoel dans l’équipe, mais aussi sur le Tour de France qu’il roule à la perfection, avec une deuxième place provisoire à la clé, mais surtout une première victoire d’étape sur une étape en ligne, avec un succès au sommet du Plateau de Solaison.

Et avec le virus qui affaiblit l’équipe UAE, le maillot jaune à Paris est-il encore envisageable alors qu’il reste trois étapes à disputer ? « Si Tadej Pogacar est au sommet de sa forme, en bonne santé et ne commet pas d’erreurs stupides, il est, à mon humble avis, imbattable », tranche Denk. « Mais il s’agit toujours du Tour de France, et après deux semaines et demie de course, tout peut arriver ».

Car l’Allemand est sûr de lui, il faudra un élément extérieur pour que Tadej Pogacar perde 4’30’’ : « Regardez ce qui est arrivé à Vingegaard et Lipowitz. Ou encore Adam Yates, malade mercredi. Alors, Remco peut-il gagner le Tour ? Je dirais oui, mais seulement si un tel scénario se produit ».

Dès lors, quelle tactique doit adopter le coureur belge ? Pour Ralph Denk, il est clair que ce sont les autres équipes qui vont devoir passer à l’attaque pour tenter de monter sur le podium. Mais il connaît également le tempérament d’Evenepoel : « Pour lui, l’attaque est parfois la meilleure défense. S’il est en forme, je n’exclus pas qu’il nous réserve encore une belle surprise ».

Pourtant, sur papier, les deux dernières étapes alpestres de vendredi et samedi ne sont pas celles qui sont le plus à son avantage. Mais avec son succès au Plateau de Solaison, le double champion olympique a prouvé qu’il avait passé un cap en haute montagne. « C’était notre objectif l’hiver dernier, et nous l’avons atteint. En termes de qualités de grimpeur, il n’a jamais été aussi bon », admet Denk. « Mais il ne faut pas s’arrêter là. Après ce Tour, nous verrons où il peut encore progresser. »

D’autant plus qu’avant cette victoire sur la 15e étape, Evenepoel avait montré quelques signes de faiblesse, en devant batailler pour revenir sur le groupe des favoris après avoir été lâché. « Il a dû imposer son rythme à plusieurs reprises. Mais, Remco l’a prouvé maintes fois, cela ne le ralentit pas forcément », explique Denk. « Lorsqu’il a terminé troisième du Tour il y a deux ans, il a fait exactement la même chose. Tout comme lors de sa victoire sur la Vuelta. Si Remco est distancé, il continue à son propre rythme. Je pense que c’est une stratégie intelligente. Almeida, d’UAE, fait la même chose. »

Alors verra-t-on à nouveau un Remco Evenepoel lisser son effort et monter à son rythme dans les 21 lacets de l’Alpe d’Huez ou sera-t-il capable de suivre Tadej Pogacar et jouer pour la victoire ? La réponse donnera en tout cas de bonnes indications sur sa capacité à rester sur le podium de ce Tour de France.