L’Allemagne peut-elle remporter le mondial cet été ? Les hommes de Julian Nagelsmann ont en tout cas à cœur de replacer la Mansschaft là où elle se doit d’être, redevenir un véritable prétendant au titre. Mais est-ce que cette équipe est arrivée à maturité ou semble-t-elle toujours en reconstruction ?
Premier assez logique de leur groupe de qualification, elle aura réalisé un parcours plutôt satisfaisant avec néanmoins une défaite lors de la première journée face à la Slovaquie 2-0. En 2026, ils ont poursuivi sur leur belle lancée avec 3 nouvelles victoires contre la Suisse, le Ghana et la Finlande. Une série de huit succès qui donnent de l’espoir mais face à aucun cador, n’est-ce pas un peu l’arbre qui cache la forêt ?
La problématique du 9
Il est donc tant de se pencher sur les forces et faiblesses de cette équipe d’Allemagne. On commence par le poste de gardien et la belle surprise avec Neuer qui est sorti de sa retraite internationale et qui prendra part (normalement) en tant que gardien numéro 1. Il a prouvé, notamment en Ligue des Champions qu’il pouvait toujours être très précieux et surtout dans les moments importants. La défense est aussi solide avec Tah, Schollterberg, Kimmich et Brown tout comme l’entrejeu composé, à nouveau principalement de Bavarois avec Pavlovic et Goretzka mais il y a aussi Stiller (Stuttgart) et Gross (Dortmund). Le secteur offensif regorge de talents : Florian Wirtz, Jamal Musiala, qui est récemment revenu d’une longue blessure mais dont on connaît le talent ou encore le jeune Lennaert Karl, la pépite du Bayern de 18 ans qui a explosé cette année. En somme, la Mannschaft a les armes pour faire mal même si l’absence de Serge Gnabry qui a ressuscité sous Vincent Kompany, reste une belle tuile.
La question majeure qui laisse certaines incertitudes depuis plusieurs années côté allemand, c’est le poste d’avant-centre. Denis Undav, ancien Unioniste, est une des options et il a fait ses preuves sur le dernier match amical contre la Finlande, auteur d’un doublé mais ça risque d’être assez court contre de plus grosses écuries et surtout des défenses plus robustes. Un des éléments clés risque bien d’être Kai Haverez, il aura été important avec Arsenal en fin de saison en marquant le but du titre. L’attaquant de 26 ans se montre en effet décisif dans des moments importants (deux fois buteurs en finale de Ligue des Champions). Enfin, ils ont aussi un argument de taille qui pourra servir dans les duels aériens, Nick Woltemade. La variété des profils de leur numéro 9 est un atout, mais ils sont loin d’être de véritables tueurs devant les cages.
Un groupe piège
L’Allemagne figure dans le groupe E avec la Côté d’Ivoire, l’Équateur et Curaçao. Il ne faudra pas prendre cette phase de poules à la légère même s’ils doivent tout de même se qualifier sans trop d’encombres. La Côte d’Ivoire a tout de même été championne de CAN en 2024 et possède en son effectif quelques pépites à surveiller comme Diallo et Diomande. L’équateur reste aussi une nation dangereuse et possède une excellente défense : Hincapie, Pacho, Caicedo. Ils encaissent très peu donc c’est une vraie mission d’aller planter un but. L’Allemagne reste tout de même large favorite de ce groupe.
Verdict ?
Mais jusqu’où peut-elle espérer aller ? La victoire finale semble presque inaccessible. Son poste d’avant-centre reste trop peu compétitif comparé aux nations du top. L’entrejeu et la défense restent également en dessous des favoris. Un quart de finale semble être le résultat logique et confirmerait la tendance des Bookmakers qui les placent 7ème. Cependant, tout dépend de la phase de groupe. Il est fort probable que la Mannschaft se retrouve face à la France dès les huitièmes, il ne serait donc pas honteux pour eux de sortir à ce stade-là.













