Pas de blessure, ni de coup de mou, mais un choix purement pragmatique. La triple championne olympique de l’épreuve a tenu à rassurer ses fans sur l’état de sa préparation. Pour la Namuroise, le pentathlon en salle reste une parenthèse qui ne doit pas bousculer sa quête de records et de titres en plein air : « Je laisse souvent passer la saison indoor, tout simplement parce qu’elle m’intéresse moins. Je préfère me concentrer sur l’heptathlon et la saison estivale. Rien de surprenant ni de négatif. Toute ma saison est tournée vers un seul objectif : le seul et unique, l’heptathlon. »
Actuellement en stage en Afrique du Sud sous le soleil de Stellenbosch, Thiam a également justifié sa récente discrétion médiatique par un quotidien qu’elle juge, avec une pointe d’autodérision, monotone. Loin des paillettes des Jeux Olympiques, l’heure est au travail de l’ombre : « Ma vie est moins excitante qu’au moment des Jeux. Les journées se ressemblent toutes. C’est surtout s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner. Je n’ai pas grand-chose d’intéressant à raconter. »
Pourtant, cette monotonie est le prix à payer pour l’excellence. Entre deux séances éreintantes, l’athlète de 31 ans n’a pas manqué de partager la difficulté de ses entraînements sur piste : « Dans quelques heures, je serai de nouveau en train de mourir sur la piste. Pensez un peu à moi. »













