Alors qu’il semblait filer vers une qualification tranquille, la machine italienne s’est brutalement enrayée à la fin de la troisième manche. Sinner a vu ses forces l’abandonner en l’espace de quelques minutes : « Je me sentais mal, la tête tournait, je n’avais plus d’énergie, rien ne sortait. J’ai essayé de servir pour le match, mais je n’avais pas beaucoup d’énergie, j’ai laissé passer le 4e set, le premier jeu du 5e a été très bon, je n’ai pas réussi à tenir, et tout a commencé à baisser. »
Cette baisse de régime brutale n’était pas un simple fait de jeu. En réalité, le numéro 1 mondial traînait ce lourd fardeau depuis le petit matin : « Je me sentais mal dès mon réveil. Je n’ai pas très bien dormi. En Grand Chelem, il y a toujours des jours où tu ne te sens pas bien et c’est ce qui s’est passé pour moi. Je me suis pris le mur et voilà. Il faisait chaud mais pas tant que ça, les conditions étaient bonnes pour pouvoir jouer, c’était moi et aujourd’hui, c’est comme ça que ça s’est passé. »
Alors que les conditions étouffantes de la Porte d’Auteuil ont déjà fait d’énormes dégâts dans les tableaux, provoquant notamment le malaise spectaculaire du jeune Jakub Mensik après son match, Sinner a balayé l’excuse climatique, lui qui est pourtant un habitué des défaillances liées aux températures extrêmes : « À Shanghai, il y avait beaucoup d’humidité, en Australie il faisait très chaud, je me souviens. C’est différent sur les courts en dur, où la chaleur vient d’en dessous. Ici il faisait chaud mais ça allait, je n’étais pas en train de mourir à cause de la chaleur. C’est difficile de l’accepter étant donné ma position, mais c’est comme ça. Je ne vais pas jouer beaucoup de tournois avant Wimbledon, je vais avoir besoin de temps pour me remettre complètement. »













