Les détails de la blessure, révélés par le journaliste Ángel García de la COPE, expliquent la prudence extrême du clan Alcaraz. L’Espagnol souffre d’une ténosynovite : une inflammation de la gaine du tendon du poignet droit. Si les examens n’ont pas révélé de rupture, l’inflammation reste jugée importante. Le risque de jouer à Roland-Garros était trop grand car il s’exposait à une rupture totale du tendon, ce qui aurait nécessité une intervention chirurgicale et une absence beaucoup plus longue. Cette blessure est, au final, assez typique du tennisman moderne, elle est causée par la répétition des rotations violentes pour imprimer de l’effet à la balle.
Pour espérer un retour à l’occasion du tournoi du Queen’s ou de Wimbledon, Alcaraz s’appuie sur un scénario bien connu en Espagne : celui de Rafael Nadal. Le champion espagnol avait souffert d’un mal similaire par le passé et s’était arrêté exactement deux mois pour soigner cette articulation. En suivant ce calendrier, un retour mi-juin pour le Queen’s correspondrait à une absence de 62 jours après l’apparition de la douleur initiale. Le traitement actuel repose sur le port d’une attelle d’immobilisation, l’application de glace et la prise d’anti-inflammatoires.
Cependant il faut bien comprendre que ce délai de deux mois est, à ce stade, plus un souhait qu’une réalité : le poignet peut prendre beaucoup plus de temps pour se soigner. Carlos Alcaraz a déjà prévenu qu’il ne prendrait aucun risque inconsidéré : s’il doit manquer Wimbledon et prolonger son absence à quatre ou six mois pour revenir à 100 %, il le fera pour protéger la suite de sa carrière.













