Pour étayer ses accusations face aux journalistes, la native de Kiev a reproché notamment à Schnaider d’avoir disputé une exhibition parrainée par le géant énergétique russe Gazprom, bras financier du régime de Vladimir Poutine : « Ce qui est sérieux, c’est le fait que le match va se jouer parce que Diana Schnaider est une personne qui a participé à un tournoi Gazprom. Gazprom est une entreprise qui finance des crimes de guerre. Je crois que c’est la même chose que si vous jouiez en Allemagne nazie avec des officiers de la Gestapo sur un tournoi organisé par l’entreprise qui a construit Auschwitz. Il n’y a pas de différence pour moi. »
Au-delà des apparitions sur le terrain, c’est également l’activité numérique de la joueuse russe sur les réseaux sociaux qui scandalise Oliynykova. Captures d’écran à l’appui, l’Ukrainienne pointe du doigt la complaisance de sa consœur : « Tout le monde est silencieux à propos de ce que cette personne a fait. C’est fou. Elle met des « j’aime » sur les publications de la propagande russe. […] Donc oui, je suis quelqu’un qui souffre. Ma maison est attaquée, elle est attaquée par l’argent de Gazprom. Ils payent pour ça et pour les drones qui frappent ma ville. Alors, est-ce que c’est vraiment important de savoir qui tape le coup droit le plus fort demain ? Ou doit-on continuer à ignorer des choses comme celle-ci ici ? »
Ce coup de gueule fait écho aux déclarations précédentes d’Oliynykova, qui avait déjà fustigé le positionnement des athlètes russes après son entrée en lice, avouant que ce mutisme généralisé lui était devenu « très perturbant ».
Cette prise de parole rappelle également la détresse émotionnelle de sa compatriote Marta Kostyuk il y a quelques jours. Après son match face à Oksana Selekhmeteva, Kostyuk avait fondu en larmes en confiant avoir joué la peur au ventre, un missile russe ayant détruit un bâtiment situé à seulement une centaine de mètres de la résidence de ses parents.













