Si le désamour entre le Suédois et le technicien italien était un secret de polichinelle, cette quasi-bagarre témoigne de la gravité de la crise. Ironie du sort, c’est l’ancien directeur sportif albanais, Igli Tare, qui a dû s’interposer pour les séparer, alors qu’il a été l’un des premiers sacrifiés de la grande purge décidée à Milan.
La saison qui vient de s’achever dépeint un AC Milan morcelé en clans et en groupes d’influence. Plusieurs sources internes décrivent une ingérence permanente dans les processus décisionnels, du mercato à la gestion technique, qui a systématiquement sapé la cohésion du groupe. Zlatan Ibrahimovic est notamment pointé du doigt par plusieurs observateurs pour avoir court-circuité la chaîne de commandement en contactant directement certains joueurs.
Un autre détail troublant, également rapporté par le Corriere della Sera, vient noircir un tableau déjà bien sombre. Lors de la rencontre face à Cagliari, ni Ibrahimovic ni le propriétaire Gerry Cardinale n’auraient célébré le but d’Alexis Saelemaekers qui ouvrait pourtant le score (1-0) pour les Rossoneri. L’hypothèse avancée est qu’un échec dans la course à la Ligue des champions aurait rendu le licenciement d’Allegri plus simple, et surtout moins coûteux financièrement, son contrat prévoyant des clauses spécifiques liées aux résultats européens.













