« Tout est faux » : l’agent de Gianluca Prestianni nie tout contact entre le joueur et l’UEFA

« Tout est faux » : l’agent de Gianluca Prestianni nie tout contact entre le joueur et l’UEFA - Samuel Guadi

L’agent de Gianluca Prestianni, Gaston Fernandez, est monté au créneau pour démentir les rumeurs de défense basées sur des propos homophobes et dénoncer un lynchage médiatique.

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AFP

Accusé par Vinicius Jr. d’avoir proféré des insultes racistes, Gianluca Prestianni est au centre de toutes les discussions football ces derniers jours. L’incident, qui avait poussé l’arbitre François Letexier à activer le protocole anti-racisme mardi soir, a pris une tournure surréaliste ce samedi.

Des informations relayées par ESPN suggéraient que Prestianni s’était défendu auprès de l’UEFA en admettant des insultes homophobes pour écarter l’accusation de racisme. Une stratégie qui n’en serait pas une, selon son représentant, puisque le joueur n’aurait même pas encore été auditionné : « Tout ce qui est sorti lors de l’enquête de l’UEFA concernant les propos qu’a tenus Gianluca Prestianni est faux. Personne n’est entré en contact avec nous de manière officielle pour nous informer des possibles sanctions liées à cette affaire. »

Gaston Fernandez insiste sur la nécessité de protéger le jeune Argentin de 20 ans, dont la réputation est gravement entachée par cette affaire. Si le Real Madrid affirme avoir transmis des « preuves irréfutables » à l’instance européenne, le clan Prestianni prépare déjà la riposte en cas de non-lieu : « Nous avons déjà clairement établi que les faits ne se sont pas déroulés tels qu’ils ont essayé de les présenter ou de les raconter à propos de Gianluca. À partir de maintenant, notre seule préoccupation c’est d’apporter tranquillité et sérénité au joueur. Quand tout sera terminé, nous réfléchirons mûrement à la meilleure décision à prendre. »

Le spectre d’une sanction exemplaire plane toujours sur l’attaquant de Benfica. Selon l’article 14 du code disciplinaire de l’UEFA, Prestianni risque au minimum dix matchs de suspension pour atteinte à la dignité humaine, quel que soit le motif discriminatoire retenu (racisme ou homophobie).