Des propos homophobes, mais pas racistes envers Vinicius : la défense particulière de Prestianni

Des propos homophobes, mais pas racistes envers Vinicius : la défense particulière de Prestianni - Jérôme Jordens

Accusé de racisme par Vinicius, Gianluca Prestianni s’est défendu auprès de l’UEFA en reconnaissant des insultes homophobes, mais pas racistes alors que l’organe qui gère le football européen a ouvert une enquête suite à cet incident.

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PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Suite aux accusations de racisme portées par Vinicius à l’égard de Gianluca Prestianni lors de Benfica-Real Madrid, l’UEFA a ouvert une enquête. Dans ce cadre, l’Argentin a été entendu par l’organe qui gère le football européen, et selon ESPN, il tiendrait sa ligne et dément tout propos raciste. Il a cependant reconnu des insultes homophobes.

Le Brésilien l’accuse pourtant de l’avoir traité de « singe ». Mais Prestianni aurait « fourni des preuves » qu’il avait insulté Vinicius de « maricón » (« pédé » en espagnol) et non de « mono » (« singe »). Une explication que l’Argentin maintient depuis que l’incident s’est produit.

« Vini nous a dit que le mec l’avait traité de singe en couvrant son visage avec son maillot. Le mec a ensuite dit qu’il avait dit ‘pédé’ ou quelque chose comme ça. Quoi qu’il en soit, ça ne doit pas arriver », avait expliqué Aurélien Tchouaméni en zone mixte après la rencontre.

Malgré tout, cette défense ne changera pas grand-chose pour l’Argentin puisque ESPN explique que le règlement de l’UEFA applique les mêmes sanctions pour des insultes racistes et homophobes. « Toute personne qui porte atteinte à la dignité d’une personne ou d’un groupe de personnes pour quelque motif que ce soit, notamment sa couleur de peau, sa race, sa religion ou son origine ethnique, sera passible d’une suspension d’au moins dix matches ou pour une durée déterminée, ou de toute autre sanction appropriée », peut-on notamment lire.