Le Club Bruges a arraché in extremis un match nul 3-3 face à l’Atlético Madrid mercredi soir, en barrage aller de la Ligue des Champions. Les Brugeois, résilients, ont réussi à rattraper par deux fois leur retard, dans leur propre stade Jan Breydel, conservant ainsi toutes leurs chances de se qualifier pour les huitièmes de finale. « Mes joueurs ont fait preuve de beaucoup de caractère et de personnalité », a déclaré l’entraîneur du Club, Ivan Leko, lors de la conférence de presse d’après-match.
« Nous avons dominé le milieu de terrain grâce à notre pression, dont ils ont eu du mal à se défaire », a poursuivi le Croate. « Nous étions plus proches de la victoire que du match nul. Mardi prochain, ce sera à nouveau une rencontre très difficile. L’Atlético reste le grand favori, mais nous pensons pouvoir les surprendre. Il est très difficile de dire comment nous allons aborder le match retour, car nous sommes encore sous le coup de l’émotion et nous jouons aussi un match de championnat samedi (face à l’OH Louvain, ndlr). »
Face à ses propres supporters, le Club Bruges a pourtant connu un début de match compliqué. L’Atlético n’a pas laissé les Brugeois toucher le ballon pendant les premières minutes de jeu et a immédiatement obtenu un pénalty sur son premier corner, après une faute de main de Joaquin Seys. Le Diable Rouge voulait dégager la balle, mais l’a touchée avec son bras. Après une longue intervention du VAR, l’arbitre suédois Glenn Nyberg a validé ce pénalty. Derrière le ballon, Julian Alvarez n’a laissé aucune chance à Simon Mignolet.
« Je ne suis pas très favorable aux pénalties faciles », a déploré Ivan Leko au sujet de l’arbitrage. « Je comprends bien qu’il est très difficile pour les arbitres d’évaluer les fautes de main. Les règles changent constamment. Peut-être aurons-nous la même discussion dans vingt ans. C’était probablement ’fifty-fifty’. Selon les règles, il s’agissait bien d’un pénalty, mais en tant que supporter, je trouve que c’était un pénalty ’bon marché’. »













