Pour les dirigeants lisboètes, cette suspension préventive est difficile à avaler alors que les investigations n’ont pas encore livré de verdict définitif. Le club dénonce une décision précipitée qui porte préjudice à l’équité sportive du barrage retour de Ligue des champions : « Le Benfica regrette d’être privé de son joueur alors que l’enquête est toujours en cours. Le club fera appel de la décision, même si les délais n’auront probablement aucun effet pratique sur le match retour. »
Au-delà de l’aspect juridique, les raisons de cette suspension provisoire semblent également liées à la gestion de l’image du tournoi. Selon certaines sources, l’UEFA craignait un incident diplomatique lors du protocole d’avant-match à Madrid, notamment un refus de serrer la main entre Vinicius Jr et Prestianni sous les yeux du monde entier.
Malgré cette fronde judiciaire, le Benfica a tenu à rappeler ses principes fondamentaux pour ne pas ternir l’image de l’institution, tout en protégeant son joueur qui, en interne, tente de faire amende honorable : « Le Benfica réaffirme son engagement indéfectible dans la lutte contre toute forme de racisme ou de discrimination, des valeurs qui font partie de son identité historique. »
Dans l’intimité du vestiaire, l’ambiance serait lourde. Si Prestianni continue de nier fermement tout propos raciste, il aurait, selon la presse portugaise, présenté ses excuses à ses partenaires pour le tumulte causé par cette affaire. L’attaquant de 20 ans risque toujours une suspension minimale de dix matches si l’instance européenne confirme les accusations du Real Madrid.













