Pérez a déterré la hache de guerre en remettant l’affaire Negreira, ce scandale de paiements suspects à un ancien responsable de l’arbitrage, au centre des débats. Pour le président merengue, les déboires du Real ne sont que la continuité d’un système corrompu : « Il y a trois ans, l’affaire Negreira, le plus grand scandale de corruption de l’histoire du football espagnol, a été révélée. Il est inadmissible que des arbitres liés à cette période continuent d’exercer. C’est pourquoi nous avons constitué un dossier exhaustif que nous présenterons immédiatement à l’UEFA. »
Le patron de la Maison Blanche est allé encore plus loin, estimant que son palmarès personnel aurait dû être deux fois plus étoffé sans une supposée mainmise catalane sur les instances : « Je n’ai remporté que sept Coupes d’Europe et sept championnats, qui auraient pu être 14 car on me les a volés. Nous avons réalisé une vidéo sur les 18 points qu’on nous a retirés cette saison. »
Quelques heures seulement après ces déclarations incendiaires, le FC Barcelone a publié un communiqué indiquant que ses avocats étaient déjà au travail pour répondre aux propos du président madrilène : « Notre service juridique examine attentivement ses déclarations et ses accusations. Nous évaluons les prochaines mesures à prendre. Le moment venu, nous vous informerons de manière appropriée des positions adoptées et des décisions prises. »













